- Les Afriques
Afrique
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L'Afrique s'étend sur 8000 km du Nord au Sud et sur 7600 km d'Est en Ouest. Cela représente 1/5ème de la superficie de la terre. Le point culminant du continent est le célèbre Kilimandjaro (5895 m), situé en Tanzanie.

Sur le plan géologique, l'Afrique du Nord se rattache à l'Europe, car l'Atlas, au Maroc et en Algérie appartient partiellement au système alpino-européen de génèse des montagnes : c'est le rapprochement des deux plaques continentales qui provoque le soulèvement de ces massifs, enserrant la mer méditerranée. En Afrique orientale par contre, les hauts sommets sont d'origine volcanique et se situent sur la grande ligne de fractures de l'écorce terrestre qui passe par la mer Rouge et qui sépare l'Afrique de l'Asie.




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Posté le 21/02/2006 à 15:50:44 (id:24150)
Zones agro-climatiques en Afrique de l'Ouest
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(cliquer dessus pour avoir une vue plus grande)




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Posté le 17/02/2006 à 01:45:20 (id:22567)
Le naufrage de la Méduse
Le naufrage de la Méduse
lieu du naufrage et itinéraires de retour à terre






Le naufrage de la Méduse

dérive du radeau de la Méduse
au large des côtes du Sahara mauritanien : 2-17 juillet 1816



Juillet 1816. Une escadre française vogue vers le Sénégal. Le principal navire, la frégate la Méduse, qui longe de trop près les côtes de Mauritanie, s'échoue sur un haut-fond, le banc d'Arguin. La bateau transportait notamment le colonel Schmaltz, nouveau gouverneur du Sénégal. Des groupes de passagers rejoignirent Saint-Louis soit par mer, soit, au prix de nombreuses pertes, à marches forcées à travers le Sahara.

Mais cent quarante-sept hommes sont abandonnés sur un radeau. Ils ont dérivé pendant quinze jours. Faim, soif, délires, mutineries, massacres, liquidation des blessés et des mourants, cannibalisme, en quelques jours cette petite société se transforme en une horde d'une sauvagerie sans égale. Lorsqu'on retrouve le radeau, il ne reste que quinze hommes à bord.

Deux des rescapés livrent leur témoignage. Survivants de l'affreuse aventure, c'est avec rage qu'ils écrivent ce récit d'une des plus terribles tragédies de l'histoire maritime. Ils ne se doutent pas alors qu'ils vont déclencher une crise majeure au sommet de l'État français. Ni qu'ils vont être à la source d'un tableau géant, un des sommets de l'histoire de la peinture, Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault (1819).



- librairie : Le naufrage de la Méduse, Alexandre Corréard, Jean-Baptiste Henri Savigny, Folio- essai (poche), octobre 2005.

- un récit des événements : senegal-online

- l'échouage de la Méduse : herodote.net






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Posté le 15/02/2006 à 11:05:59 (id:22168)
Récit du naufrage de la Méduse (Alexandre Corréard)
Récit du naufrage de la Méduse (Alexandre Corréard)






Récit du naufrage de la Méduse

Alexandre Corréard




CORREARD Alexandre - Compiègne-Châlons 1803

Né le 08-10-1788, décédé le 16-02-1857, il fut Ingénieur , libraire et journaliste.
En 1816 il participa à une expédition en partance pour le Sénégal en qualité d'Ingénieur-Géographe.

Le 17 juin 1816 il embarqua à bord de la frégate La Méduse parmi 230 passagers. Le 2 juillet 1816, le navire échoue sur le banc d'Arguin au large des côtes Mauritaniennes.

Les tentatives pour remettre le navire à flot étaient vaines ; le 5 au matin la décision d'évacuer fût prise. Les embarcations de bord étant insuffisantes, on construisit un radeau sur lequel montèrent 152 personnes.

Trois canots assuraient le remorquage du radeau, mais ils s'en séparèrent tour à tour. Le radeau et ses 152 passagers furent ainsi abandonnés au milieu de l'atlantique ... bientôt tourmentés par le manque d'approvisionnement :

"Sur cet étroit théâtre, où tant de douleurs se réunissaient, où les plus cruelles extrémités de la faim et de la soif se faisaient sentir, des hommes vigoureux, infatigables, exercés aux professions les plus laborieuses, succombèrent l'un après l'autre sous le poids de la destinée commune [...]"(Corréard-Savigny).

"Parmi les malheureux que la mort avait épargnés, les plus affamés se précipitèrent sur les restes inanimés d'un de leurs malheureux frères d'infortune, mirent le cadavre en pièces et se rassasièrent de ce mets horrible. A l'instant même, beaucoup de nous n'y touchèrent pas. Ce ne fut que quelques temps après, que nous fûmes tous obligés d'en venir à cette extrémité." (Coudein)

Après 13 jours de dérive, quinze hommes vivant furent recueillis par un navire envoyé à la recherche du radeau. Ils furent débarqués à Saint-Louis (Sénégal), les plus atteints transportés à l'hôpital; cinq y décèdèrent.

Ne survécurent que 10 hommes, parmi lesquels : Coudein (aspirant de marine), Corréard et Savigny (chirurgien de marine). Ces deux derniers relatèrent leurs émouvantes péripéties dans un récit publié un an plus tard.

Le peintre Géricault s'inspira du Naufrage pour réaliser l'un des chefs-d'oeuvre de l'école française.

Marqué à juste titre par ce naufrage, Corréard "garde une sorte d'excitation nerveuse". D'aucuns le qualifièrement même, à certains égards "déséquilibré". Cette suractivité se manifesta par la publication de nombreuses brochures, lesquelles provocantes lui valurent autant de procès.

- Questions à l'ordre du jour : 4 mois de prison et 1000F d'amende ;
- Le temps qui court : mois de prison et 400 F d'amende ;
- Pièces politiques : 400 F d'amende.

Selon les rapports de la Police politique de l'époque, Corréard était en outre membre influent de "Chevaliers de la Liberté", une organisation clandestine dont l'objectif était de proclamer l'avènement de Napoléon II et de renverser Louis XVIII.

En 1825 et 1828, il fonde succéssivement : le journal des sciences militaires,Le journal du Génie Civil, des sciences et des Arts.
Puis il s'intéressa aux Chemins de fer et dessina notamment les plans de la future gare d'Austerlitz et le tracé de plusieurs grandes lignes.

"En 1848, il tenta sans succès de se faire élire député, se qualifiant dans ses affiches et son programme d'ingénieur de la Méduse. Il se retira dans sa propriété des Basses-Loges près de la forêt de Fontainebleau.
Il mourut en 1857, âgé de quarante-huit ans et repose dans le cimetière d'Avon. On retrouva dans sa succession quatre aquarelles de la main de Géricault
."

Sources :
Georges Bordonove, Le naufrage de la Méduse, édition Robert Laffont 1973
Prosper-Jean Levot, La Méduse et autres naufrages, éditions Raymond Castells 1998

Pour approfondir le sujet :
Corréard et Savigny, Naufrage de la frégate La Méduse faisant partie de l'expédition du Sénégal en 1816, Paris 1817
Tonnelé Jean, "Le naufrage de La Méduse", Revue Historique de l'armée, 1965 (n°1).
Dutrech Jean, "Le naufrage de La Méduse", Revue Franco-limousine, Limouzi n°139, Paris 1908.


- source de cet article : Gadzarts.net, publication des anciens élèves des Arts et Métiers




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Posté le 15/02/2006 à 11:04:12 (id:22167)
Le radeau de la Méduse, lecture du tableau de Géricault (Vincent Pomarède)
Le radeau de la Méduse, lecture du tableau de Géricault (Vincent Pomarède)
Théodore Géricault, Le Radeau de la Méduse
1819, huile sur toile 491 cm x 716 cm






Le radeau de la Méduse (1819)

lecture du tableau de Géricault

Vincent POMARÈDE



Le réalisme submerge l'idéal
L'oeuvre n'est pas romantique mais appartient à un néoclassicisme qui se fissure : la peinture de genre est traitée comme la peinture d'histoire et le «réalisme» submerge l'idéal. Les souffrances de l'être humain accèdent au rang de la peinture d'histoire, au grand genre réservé aux épisodes bibliques, aux exploits des héros grecs et romains et aux hauts faits des monarques. Parmi ces naufragés, Géricault aurait pu faire figurer un exemple de courage spartiate ou de résignation stoïcienne. Or il n'en n'est rien. Hommes et femmes souffrent, mus par le seul instinct de conservation. Ils sont dominés par une souffrance toute animale. Le schéma davidien est transformé.

Les limites de la souffrance

Géricault s'inspire de la Bataille d'Eylau de Gros pour mettre au premier plan les souffrances des hommes dans des circonstances extraordinaires. Géricault choisit un moment de forte tension : à l'horizon un navire se profile ; les survivants rassemblent leurs forces, agitent des linges. Rien ne nous dit que les signaux seront perçus. Géricault se révèle un exceptionnel dessinateur et un prodigieux constructeur de l'espace pictural, ajoutant à son oeuvre une tension dramatique violente et une force des éclairages venant des peintres baroques napolitains et du Caravage.

Un drame de l'incurie

Inspiré d'un événement récent, que Géricault analyse «à chaud», cette oeuvre évoque le naufrage du bateau la Méduse, échoué le 2 juillet 1816. L'affaire défraye la chronique, cent quarante-neuf rescapés s'étant entassés sur un radeau de fortune, à bord duquel ils devaient souffrir vingt-sept jours avant d'être sauvés par un autre navire, l'Argus, qui ne recueillit en définitive que quinze survivants. Tout dans cet épisode provoque le scandale : le contexte politique avec la mise en cause d'une administration qui a laissé un capitaine inexpérimenté diriger le vaisseau, les scènes d'anthropophagie sordides qui eurent lieu à bord du radeau et la noirceur générale de l'histoire.

Scandale

De retour à Paris après son voyage en Italie, en 1817, Géricault commence à peindre Le Radeau de la Méduse. L'oeuvre est saluée au Salon de 1819, sous le titre Scène de naufrage, comme celle d'un peintre de génie, mais provoque le scandale, à la fois en raison de son sujet contemporain et polémique, mais aussi en raison du réalisme morbide des corps des naufragés, pour lesquels Géricault a multiplié les études, y compris d'après des cadavres. Exposé en Angleterre en 1821, Le Radeau de la Méduse fut acquis par l'État, grâce à la clairvoyance du comte de Forbin, lors de la vente posthume de Géricault en 1824.

texte Vincent Pomarède © [Louvre.edu] 1999


- source de cet article : académie d'Amiens



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Posté le 15/02/2006 à 10:52:51 (id:22165)
«L'immigration "choisie" est une autre forme de colonisation» (Thierno Alliou Bâ)
«L'immigration
marché de Gandé dans la région de Louga (Sénégal)
Le marché hebdomadaire est l'occasion de remplir les bidons,
à l'unique forage de la région






«L'immigration "choisie"
est une autre forme de colonisation»

critique du concept d'«immigration choisie»
prônée par N. Sarkozy

Thierno ALLIOU BÂ




Thierno Alliou Bâ préside l'Union pour la solidarité et l'entraide (USE), une des principales ONG du Sénégal. De passage à Paris pour un colloque sur les migrations internationales organisé conjointement avec la Cimade, il livre à Libération ses réflexions sur le projet de loi Sarkozy sur l'immigration.


Que pensent les Sénégalais de ce projet qui vise à limiter l'immigration ?

Ils ont l'impression que la France est en train de les abandonner. Et ils ne comprennent pas. Ils se disent : «Pourquoi la France qui a eu besoin de nous pour la guerre de 14-18 ou celle de 39-45 est-elle en train de nous rejeter ?» Il y a une relation très forte entre le Sénégal et la France. Depuis des siècles et des siècles. Et cette relation est encore plus forte dans certains endroits du pays comme la vallée du fleuve Sénégal [bordée par trois pays : Sénégal, Mauritanie et Mali, ndlr]. C'est là où il y a la plus forte émigration vers la France. De génération en génération, les gens faisaient des allers-retours. Entre ceux qui partaient et ceux qui restaient, les liens demeuraient. Quand ses parents mouraient, le fils rentrait au pays pour prendre leur succession, et la relève était automatique, un autre jeune partait. Ce système permettait même un mode de régulation des naissances. Tous les quatre ans, quand les hommes rentraient, un enfant naissait. Dans la vallée, il y a beaucoup de villages où les gens ont la double nationalité. Voilà comment cela a toujours fonctionné.

Le durcissement de la législation française a-t-il tout grippé ?

Quand Giscard a imposé la carte de séjour et mis en place la législation sur le regroupement familial, cela a provoqué une rupture. Les allers-retours sont devenus moins faciles. Les hommes ont commencé à emmener leurs femmes en France. Ils ont eu des enfants. Ils ont quitté les foyers dans lesquels ils vivaient jusque-là pour des appartements, plus chers, et ont envoyé moins d'argent au pays. Ceux qui envoient de l'argent pour aider des projets de développement ont l'espoir d'aller surveiller l'utilisation des fonds. Et quand ils n'ont pas la possibilité de faire des allers-retours, ils ne donnent plus d'argent car ils savent qu'il risque d'être gaspillé. Ce qui est important, c'est les allers-retours.

Tous les pays développés ne cherchent-ils pas à limiter l'immigration ?

Si vous n'avez pas de problèmes avec la justice, les Etats-Unis vous donnent des visas de dix ans avec possibilité d'aller-retour. Les gens regardent vers les Etats-Unis et le Canada. Il n'y a pas si longtemps, il n'y avait pas de ligne aérienne directe Dakar-New York. Aujourd'hui, il y en a une. Le président Abdoulaye Wade veut bien avoir une relation privilégiée avec la France, mais pas en être prisonnier. Il cherche une ouverture vers d'autres pays. Notre ministre des Affaires étrangères vivait aux Etats-Unis, travaillait là-bas. Lors de l'alternance, en 2000, le Président a fait appel à lui, et cela a beaucoup aidé au développement des liens entre le Sénégal et les Etats-Unis. Mais pour les gens de la vallée du fleuve Sénégal, cela ne change rien. Ils veulent bien aller travailler aux Etats-Unis mais continuent à se sentir français. Pour eux, la France n'est pas un pays étranger, c'est comme une partie de la famille.

Que pensez-vous des mesures visant à encourager l'immigration choisie ?

C'est une autre forme de colonisation. Pour la guerre de 14-18, on choisissait les plus costauds. Aujourd'hui, on n'a plus besoin de gens forts, mais de gens très intelligents. On va choisir les meilleurs étudiants, des gens des grandes villes, qui ont des familles riches puisqu'elles ont eu la possibilité de soutenir leur formation.

Mais Nicolas Sarkozy affirme que ces immigrés choisis aideront leur pays en retour.

Au Sénégal, ils disent : «Ces gens-là qui partent sont des gens que nous allons perdre.» On a l'expérience avec le Canada. Ils font tout pour que les gens viennent et après ils font tout pour les garder. Rares sont ceux qui reviennent. En tant qu'ONG, nous pensons que si la France voulait réellement aider les villages où il n'y a pas d'eau, pas d'électricité, pas de case de santé, ça n'est pas ces gens-là qu'elle ferait venir mais les plus pauvres, les plus démunis, les plus défavorisés, pour leur offrir une formation professionnelle utile pour leur village, leur communauté. Contrairement aux plus riches, ces gens-là sont les mieux disposés à retourner.

Libération, 20 janvier
propos recueillis par Catherine Coroller


- source de cet article :
http://www.liberation.fr/page.php?Article=352420




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Posté le 20/01/2006 à 12:24:40 (id:17234)
Carte du relief de l'Afrique
Carte du relief de l'Afrique
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Posté le 16/01/2006 à 14:58:35 (id:16590)
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