- Les Algéries
Peintres de l'autre rive - Alger 1830-1930 - par Marion Vidal-Bué
Peintres de l'autre rive - Alger 1830-1930 - par Marion Vidal-Bué






Peintres de l'autre rive - Alger 1830-1930

par Marion Vidal-Bué




Peintres de l'autre rive - Alger 1830-1930, (Livre), éd. Images En Manœuvres, 2003, 88 p., 20 euros.
Co-auteur : Marie Wallet - Collection : Art Moderne - ISBN : 2908445832
Un petit livre pour une brève évocation accompagnée de 77 reproductions en couleurs.

Marion Vidal-Bué est née et a vécu à Alger jusqu'à l'Indépendance, au sein d'une famille de bâtisseurs établie dans le pays depuis 1832. Avec ses ouvrages sur les peintres de l'Algérie, elle a souhaité témoigner de l'importance artistique et du rayonnement de son pays natal au temps de la présence française. Son travail enrichit en outre la mémoire commune avec l'Algérie actuelle.



- librairie : Les peintres de l'autre rive, Alger 1830-1930.

- sur la peinture en Algérie de 1830 à 1960 : éditions Paris-Méditerranée et Bab el-Oued story.

- sur Marion Vidal-Bué : Bou-saada.net.

- articles publiés par Marion Vidal-Bué.

- commander le livre de Marion Vidal-Bué L'Algérie des peintres, 1830-1960.

- contact avec Marion Vidal-Bué.

- iconographie algérienne : pages-tambour.com.

- Marion Vidal-Bué sur kelkoo livres.

- une bibliographie sur la peinture orientaliste.




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Posté le 20/02/2006 à 11:21:12 (id:23925)
Algérie-ancienne.com : des livres d'histoire à télécharger
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Algérie-ancienne.com

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Le site algérie-ancienne.com, consacré à l'histoire de l'Algérie, et plus généralement à l'Afrique du Nord, met à la disposition des internautes, 69 ouvrages du domaine public du XIVe au XXe siècles, soit en tout 22 000 pages environ. Au fil des mois, le nombre d'ouvrages augmentera nettement.
Ces ouvrages peuvent être téléchargés, gratuitement bien sûr, à partir du lien de la barre de navigation : «Livres à télécharger»



- contact avec le concepteur d'Algérie-ancienne.com : spenatto@club-internet.fr




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Posté le 20/02/2006 à 10:47:17 (id:23923)
Constantine à l’époque de Salah Bey (cr Gilbert Meynier)
Constantine à l’époque de Salah Bey (cr Gilbert Meynier)
Constantine vue par Prosper Baccuet (1798-1854)
voyage en Algérie sans doute dans les années 1845







Constantine à l'époque de Salah Bey

Compte-rendu de lecture, Gilbert Meynier



GUECHI Fatima Zohra, Qsantîna fî ‘ahd Çâlah bâiy al bâiyât, Constantine, Média-Plus, 2005, 198 p. (Constantine à l'époque de Salah Bey)

Fatima Zohra Guechi, jeune professeure d'histoire à l'université Mentouri de Constan-tine, nous offre ce livre, qui est un compendium de son ample thèse de doctorat soutenue à Tunis. Après avoir exposé méthodiquement ses sources, appuyées d'une forte bibliographie (en arabe, en français, en anglais), et rappelé l'héritage historiographique de son sujet, elle expose sa problématique, où la biographie se moule dans l'histoire sociale, économique et culturelle, et celle des mentalités. Cela autour du plus prestigieux et du plus populaire des beys de Constantine, Salah Bey (1771-1792). Administrateur hors pair, il laissa, de son règne, une ville embellie de plusieurs édifices et (re)constructions. Mais, comme nombre de beys de l'Algérie ottomane, il supporta non sans soubresauts la tutelle, à la fois lointaine et despotique, du dey d'Alger, et il finit par se soulever. De sa rébellion, il sortit vaincu, destitué, et il fut mis à mort.

Le livre de Fatima Zohra Guechi ne se limite pas au destin d'un homme. Il embrasse les origines du pouvoir ottoman à Alger et les caractéristiques de celui-ci à Constantine, non sans noter aussi tels ancrages régionaux en termes de sacré susceptibles de nourrir la position d'une oligarchie régionale. Elle étudie aussi les soucis dynastiques, la place de la grande fa-mille des Lefgoun, ainsi que le rôle des Kouloughlis, ces métis turco-algériens, si importants, à Constantine comme à Tlemcen. Elle accorde une attention particulière à la gestion adroite-ment volontariste des biens habûs qu'elle a étudiés minutieusement en consultant les registres des habûs (1), et sans lesquels les réalisations culturelles/monumentales de Salah –la grande mosquée, la medersa...- n'auraient pu voir le jour.

Un chapitre fouillé et finement problématisé entraîne le lecteur dans le cheminement de pouvoir du héros-titre du livre, depuis ses origines turques, ses fonctions subalternes de départ, jusqu'à son avènement au sommet régional. Sont étudiés aussi l'administration fiscale, dont l'organisation sous Salah subsista jusqu'à Ahmed Bey en 1830, et le danûch(2), ce cadeau/impôt dont le bey devait s'acquitter régulièrement pour prix de son pouvoir et signe de son allégeance ; ainsi que la gestion des domaines, tant citadins que ruraux, les échanges et le négoce auxquels leurs ressources donnaient lieu sous la supervision du bey. On en retire l'impression que la société n'était peut-être pas si bloquée qu'on l'a parfois écrit.

Le cinquième chapitre évoque enfin, bellement, la figure de Salah entre mémoire et histoire, chez les Algériens comme chez les auteurs français qu'il a si souvent fascinés, entre modèle et contre-modèle, entre la figure chassée du pouvoir et immolée, et celle du rebelle. L'imaginaire collectif n'a pas fini de rappeler la haute figure de Salah chez les Algériens du Constantinois.

Car ce fut bien une stature constantinoise, même si Fatima Zohra Guechi se croit obli-gée de prévenir le lecteur que, en écrivant cette histoire, elle ne fait pas œuvre régionaliste. Et quand bien même ? Laurent le Magnifique fut, pour les historiens, plus italien que toscan, même s'il vécut plus de trois siècles avant l'éclosion d'une conscience nationale italienne. Et même les Français ouverts d'esprit peuvent le reconnaître : à la veille de la Première Guerre mondiale, un cercle constantinois, qui réunissait des gens issus d'une certaine élite citadine, tant français qu'algériens, se dénommait cercle Salah Bey. Un chapitre à ajouter à l'histoire de ces occasions qui ne furent à vrai dire manquées que parce qu'elles ne furent que bien peu tentées ?
Gilbert Meynier


1) L'équivalent des waqf égyptiens : biens de mainmorte destinés en principe à édifier et entretenir des fondations pieuses.
2) Part revenant au dey d'Alger des impôts prélevés dans un beylik.




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Posté le 12/02/2006 à 12:01:36 (id:21641)
Quartiers et rues de Constantine en 1837 (Michèle Biesse-Eichelbrenner)
Quartiers et rues de Constantine en 1837 (Michèle Biesse-Eichelbrenner)
rue Perrégaux à Constantine en 1905


Quartiers et rues de Constantine en 1837


Michèle BIESSE-EICHELBRENNER



En 1837, l'agglomération ne débordait nulle part des limites formées par le ravin du Rhumel et le mur de défense construit sur le côté sud-ouest. Elle était divisée en quatre quartiers :

- la Casbah, au nord ;

- Tabia, à l'ouest, qui comprenait toute la partie située de part et d'autre de la rue Damrémont, jusqu'à la Casbah ;

- El-Kantara, qui englobait toute la partie est, en-dessous de la rue Vieux, jusqu'au pont ;

- Bab el-Djabia, au sud, qui s'étendait de la porte Bab el-Oued jusqu'au Rhumel.


Il existait quatre rues principales :

- une rue supérieure partant de Bab el-Djedid (entrée du boulevard Joly-de-Brésillon), tournant légèrement à droite et se dirigeant sur la Casbah. Les rues Brunache et Damrémont en suivront à peu près le tracé ;

- une rue partant pratiquement de l'entrée de la future rue Caraman, suivant le tracé de celle-ci en passant devant le vieux palais Dar el-Bey, puis sous la mosquée de Souk el-Rezel (la Cathédrale) et se prolongeant suivant le tracé de la future rue Chevalier pour déboucher sur le place de Souk el-Acer (place Négrier) devant la mosquée et la médersa de Sidi-el-Kettani ;

- une rue bordée de boutiques, partant de Bab el-Oued (devant le théâtre), passant à El-Moufok (angle des rues Cahoreau et Nationale) et se prolongeant (par la rue Combes) jusqu'à la place Rahbet es-Souf (place des Galettes). Tout au long de cette rue appelée rue du marché, se tenait un souk populeux avec les droguistes, les selliers, les cordonniers, les marchands d'étoffes et d'objets divers, les passementiers, les forgerons et le grand bazar. Dans des rues intermédiaires de ce quartier (notamment la rue Vieux), on trouvait les fabricants de tamis, les chaudronniers, le smenuisiers, les parchemineurs, puis les bouchers et les teinturiers ;

- enfin une rue qui, seule, traversait entièrement la ville de Bab el-Djabia (entrée du pont de Sidi Rached) à Bab el-Kantara, suivant le tracé des futures rues Perrégaux, Said-Bentchicou et Alexis-Lambert. Cette dernière déviait à gauche pour éviter un énorme massif rochaux qui s'étendait du carrefour Perrégaux (place Molière) jusqu'aux abords de la porte d'El-Kantara et qu'il faudra faire sauter à la mine pour ouvrir la rue Nationale en 1868.

Les autres voies étaient, pour la plupart, perpendiculaires à ces quatre rues. En pente rapide, elles formaient un réseau de ruelles tortueuses et sales.

Michèle Biesse-Eichelbrenner, Constantine, la conquête et le temps des pionniers,
sans éd., 1986, p. 37 et 42.




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Posté le 23/12/2005 à 16:36:54 (id:12686)
Constantine, au fond d'une gorge sombre
Constantine, au fond d'une gorge sombre
le pont Sidi M'Cid et la route de la corniche
photo : Ryadh Hadj Mokhneche



Constantine, au fond d'une gorge sombre



Constantine vue par l'écrivain français Gustave Flaubert :

«Un cri d'admiration, de stupeur presque. Au fond d'une gorge sombre, sur la crête d'une montagne baignant dans les derniers feux rougeâtres d'un soleil couchant apparaissait une ville fantastique, quelque chose comme l'île volante de Gulliver, chose formidable qui donne le vertige».
cité par Abdelmadjid Merdaci et Kouider Metaïr dans Constantine, citadelle des vertiges,
éd. Paris Méditerranée, 2005.


- se procurer le livre de Abdelmadjid Merdaci et Kouider Metaïr :
http://www.decitre.fr/l...+Citadelle+des+vertiges

- livres sur Constantine :
http://www.constantine....fr/LaCulture/livres.htm


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«La seule chose importante que j'aie vue jusqu'à présent, c'est Constantine, le pays de Jugurtha. Il y a un ravin démesuré, qui entoure la ville. C'est une chose formidable et qui donne le vertige. Je me suis promené en dessus, à pied, et dedans, à cheval. Des gypaètes tournoyaient dans le ciel». (Gustave Flaubert, Correspondance, 25 avril 1858).

- cité par :
http://www.constantine....fr/LaCulture/textes.htm

- iconographie - photos de Ryadh Hadj Mokhneche :
http://lsc.univ-evry.fr...tantine/constantine.htm



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Posté le 23/12/2005 à 11:44:15 (id:12649)
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