Quartiers et rues de Constantine en 1837 (Michèle Biesse-Eichelbrenner)
rue Perrégaux à Constantine en 1905
Quartiers et rues de Constantine en 1837
Michèle BIESSE-EICHELBRENNER
En 1837, l'agglomération ne débordait nulle part des limites formées par le ravin du Rhumel et le mur de défense construit sur le côté sud-ouest. Elle était divisée en quatre quartiers :
- la Casbah, au nord ;
- Tabia, à l'ouest, qui comprenait toute la partie située de part et d'autre de la rue Damrémont, jusqu'à la Casbah ;
- El-Kantara, qui englobait toute la partie est, en-dessous de la rue Vieux, jusqu'au pont ;
- Bab el-Djabia, au sud, qui s'étendait de la porte Bab el-Oued jusqu'au Rhumel.
Il existait quatre rues principales :
- une rue supérieure partant de Bab el-Djedid (entrée du boulevard Joly-de-Brésillon), tournant légèrement à droite et se dirigeant sur la Casbah. Les rues Brunache et Damrémont en suivront à peu près le tracé ;
- une rue partant pratiquement de l'entrée de la future rue Caraman, suivant le tracé de celle-ci en passant devant le vieux palais Dar el-Bey, puis sous la mosquée de Souk el-Rezel (la Cathédrale) et se prolongeant suivant le tracé de la future rue Chevalier pour déboucher sur le place de Souk el-Acer (place Négrier) devant la mosquée et la médersa de Sidi-el-Kettani ;
- une rue bordée de boutiques, partant de Bab el-Oued (devant le théâtre), passant à El-Moufok (angle des rues Cahoreau et Nationale) et se prolongeant (par la rue Combes) jusqu'à la place Rahbet es-Souf (place des Galettes). Tout au long de cette rue appelée rue du marché, se tenait un souk populeux avec les droguistes, les selliers, les cordonniers, les marchands d'étoffes et d'objets divers, les passementiers, les forgerons et le grand bazar. Dans des rues intermédiaires de ce quartier (notamment la rue Vieux), on trouvait les fabricants de tamis, les chaudronniers, le smenuisiers, les parchemineurs, puis les bouchers et les teinturiers ;
- enfin une rue qui, seule, traversait entièrement la ville de Bab el-Djabia (entrée du pont de Sidi Rached) à Bab el-Kantara, suivant le tracé des futures rues Perrégaux, Said-Bentchicou et Alexis-Lambert. Cette dernière déviait à gauche pour éviter un énorme massif rochaux qui s'étendait du carrefour Perrégaux (place Molière) jusqu'aux abords de la porte d'El-Kantara et qu'il faudra faire sauter à la mine pour ouvrir la rue Nationale en 1868.
Les autres voies étaient, pour la plupart, perpendiculaires à ces quatre rues. En pente rapide, elles formaient un réseau de ruelles tortueuses et sales.
Michèle Biesse-Eichelbrenner, Constantine, la conquête et le temps des pionniers,
sans éd., 1986, p. 37 et 42.
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Posté le 23/12/2005 à 16:36:54 (
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