- Convertis islam
Éléments biographiques sur Abdul-Karim Jossot (1866-1951) (a)
Éléments biographiques sur Abdul-Karim Jossot (1866-1951) (a)
Abdul-Karim Jossot vers 1920


Éléments biographiques sur Abdul-Karim Jossot (1866-1951)(a)


Éric GEOFFROY*



J'évoquerai d'abord les convertis français établis en Afrique du Nord, tel Eugène Taillard qui était interprète assermenté au tribunal de Tunis. Le plus connu est évidemment Gustave Henri Jossot, ‘Abd al-Karîm en islam, mort en 1951. Artiste peintre et écrivain, il était lui aussi un précurseur assez audacieux. L'islam de Jossot est présenté par Augustin Berque comme «une réaction de l'âme contre la civilisation mécaniste». Il disait aussi que cet islam soufi était le fait d'Européens désireux d'une régénérescence métaphysique. Ces êtres-là ne trouvaient plus dans un certain sentimentalisme catholique, je le dis en présence de frères chrétiens, une nourriture vraiment spirituelle. Il faut aussi ajouter que le christianisme, qui se présente comme un message d'amour et de charité, s'accommodait bien du colonialisme. Le recteur actuel de la Mosquée de Paris, Dalîl Boubakeur, écrivait récemment que «nombre de conversions à l'islam ont été enregistrées à l'appel du soufisme ou commencées dans la grande zâwiya de Mostaganem». Ce processus a commencé du vivant du Cheikh Al Alaoui, mais il s'est poursuivi après.

extrait d'une conférence intitulée : «Le rayonnement spirituel du cheikh Al-Alaoui en Occident»


- disponible sur : http://www.religioperennis.org/Wisdom.html#Islam

*Éric Geoffroy est islamologue, maître de conférence à l'université de Strasbourg


***
[ Ajouter un commentaire | commentaire(s) ]
Posté le 18/12/2005 à 21:45:23 (id:12012)
Éléments biographiques sur Abdul-Karim Jossot (1866-1951) (b)
Éléments biographiques sur Abdul-Karim Jossot (1866-1951) (b)
Abdul-Karim Jossot vers 1950


Éléments biographiques sur Abdul-Karim Jossot (1866-1951)(b)


Le 16 avril 1866, naissance de Gustave Henri JOSSOT, à Dijon. Caricaturiste de talent. Né d'une famille bourgeoise, il s'éloigne de son milieu pour se consacrer à la peinture et au dessin. Toute sa révolte passe par le trait de ses caricatures qui prennent pour cibles les institutions de la société : famille, armée, justice, églises, écoles, etc. Jossot, profondément libertaire, refuse pourtant l'étiquette d'anarchiste. Ses premiers dessins sont publiés vers 1891 dans Le rire, puis dans L'assiette au beurre, Le diable (anticlérical), Les temps nouveaux, etc. «La besogne du caricaturiste ne consiste pas à faire tressauter sous le rire les bedaines des brutes, mais à semer dans les cerveaux qui pensent les idées libératrices» (in Le foetus récalcitrant).
À partir de 1907, il abandonne ce mode d'expression et, après une longue dépression, il se retire en Tunisie, en 1911, se convertissant même à l'islam en 1913, après une crise mystique qui ne dura pas. Toujours aussi individualiste et révolté, il défend, dans les journaux, les mariages inter-communautés, une plus grande liberté pour les musulmanes, etc. Il ne peint plus que des paysages et tableaux sur la vie quotidienne tunisienne. Il meurt le 7 avril 1951, à Sidi Bou Saïd. Ayant renoncé à toute religion, il fut enterré civilement.

D'après Éphéméride anarchiste :
http://ytak.club.fr/avril3.html



***
[ Ajouter un commentaire | commentaire(s) ]
Posté le 18/12/2005 à 20:26:07 (id:12003)
         1         
Valid XHTML 1.0 Transitional Valid CSS