- Islam colonial
École musulmane en Algérie coloniale (La Voix Indigène, 1932)
École musulmane en Algérie coloniale (La Voix Indigène, 1932)
école musulmane en Algérie, vers 1900





École musulmane en Algérie coloniale

journal "La Voix Indigène", 1932




Titre : Une organisation utile

Quand on se déplace à travers l'Algérie, on est parfois surpris de la perfection qu'atteint chez les indigènes l'esprit de coopération et de solidarité musulmane. Sans tapage, sans ostentation, on est arrivé, dans certains centres, à des résultats très intéressants. C'est ainsi qu'à Blida, sous l'inspiration et la conduite du Dr Bachir, le nouveau conseiller général de la région, une œuvre d'importance capitale a été créée de toutes pièces. Il s'agit de l'«Irchad» qui est une institution scolaire d'assistance pour l'éducation.
(...)
600 élèves inscrits dont 300 qui fréquentent toute la journée puisqu'ils n'ont pu être reçus à l'école française.

Centre des Archives d'Outre-Mer, Alger, 2 I 43,
article du journal La Voix Indigène, 28 avril 1932
Michel Renard



- site du Centre des Archives d'Outre-Mer à Aix-en-Provence :
http://www.archivesnati...ulture.gouv.fr/caom/fr/



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Posté le 12/01/2006 à 16:47:48 (id:15782)
Déclarations de Bourmont et de Clauzel, Algérie (1830)
Déclarations de Bourmont et de Clauzel, Algérie (1830)
l'exercice de la religion mahométane restera libre...,
général de Bourmont, 5 juillet 1830




Déclarations de Bourmont et de Clauzel en Algérie
juillet et septembre 1830



général de Bourmont - 5 juillet 1830
Convention de capitulation


Le fort de la Casauba, tous les autres forts qui dépendent d'Alger, et le port de cette ville seront remis aux troupes françaises le 5 juillet à dix heures du matin (heure française).
Le général en chef de l'armée française s'engage envers Son Altesse le dey d'Alger à lui laisser sa liberté et la possession de toutes ses richesses personnelles.
Le dey sera libre de se retirer avec sa famille et ses richesses, dans le lieu qu'il aura fixé. Tant qu'il restera à Alger, il y sera, lui et sa famille, sous la protection du général en chef de l'armée française. Une garde garantira la sûreté de sa personne et celle de sa famille.
Le général en chef assure à tous les soldats de la milice les mêmes avantages et la même protection.
L'exercice de la religion mahométane restera libre ; la liberté des habitants de toutes les classes, leur religion, leurs propriétés, leur commerce, leur industrie, ne recevront aucune atteinte. Leurs femmes seront respectées ; le général en chef en prend l'engagement sur l'honneur.
L'échange de cette convention sera fait le 5 avant dix heures du matin. Les troupes françaises entreront aussitôt après dans la Casauba et dans tous les forts de la ville et de la marine.
cité par Henri Noguères in L'Expédition d'Alger, 1830, Julliard, 1962, p. 277-278.





général Clauzel - 2 septembre 1830
Habitants du royaume d'Alger


Le puissant roi des Français, Louis-Philippe 1er, m'a confié le commandement de l'armée qui occupe ce royaume et le gouvernement des provinces dont il se compose. L'intention du roi des Français est d'assurer pour toujours le bonheur des peuples que nos armes ont soustrait à un joug humiliant en faisant régner la justice et les lois, en protégeant tous les bons, en sévissant sévèrement contre les méchants, à quelque classe qu'ils appartiennent.
Des malveillants ont répandu des bruits injurieux au caractère français, en nous accusant d'une injuste préférence pour certaine classe d'habitants. Ne prêtez point l'oreille à ces insinuations perfides ; je promets à tous sûreté et protection, mais j'attends de vous une entière confiance et tout l'appui que vous pourrez me prêter pour faire régner l'ordre et la paix.
Habitants du royaume d'Alger, votre religion, vos mœurs, vos usages seront respectés : je ferai droit à toutes vos réclamations, je compte que je n'aurai qu'à me louer de votre conduite et que vous ne me mettrez jamais dans le cas de vous prouver que ce ne serait pas en vain qu'on essayerait de susciter des troubles, soit dans l'intérieur de la capitale, soit au-dehors. J'ai déjà ordonné la punition exemplaire de quelques hommes perfides qui ont fait circuler des bruits coupables pour alarmer, et qui nous accusaient d'avoir dessein de vous abandonner à la vengeance des oppresseurs dont nous vous avons délivrés.
général Clauzel.
cité par Henri Noguères in L'Expédition d'Alger, 1830, Julliard, 1962, p. 448-449.
(source : Textes officiels cités par Leynadier et Clausel in Histoire de l'Algérie française,
Paris, 1846, 2 vol. in-8°, t. I).




autre déclaration de Bourmont


- (...) Pour vous, habitants de l'Afrique, tenez pour certain que je ne viens point vous faire la guerre. Votre devoir est de rester paisibles... Je vous certifie qu'il n'y a personne parmi nous qui veuille vous faire aucun mal ni vous troubler dans la possession de vos biens... Vous en jouirez comme vous le faites aujourd'hui... Vos mosquées, grandes et petites, continueront être fréquentées et consacrées, comme elles le sont, à votre culte...
Notre unique but est d'attaquer le Pacha... Il est évident et démontré pour vous qu'il ne travaille qu'à la ruine et au malheur de votre pays, et qu'il se joue de vos fortunes et de vos vies...
(...)
citée (sans date) par Gustave Gautherot in La Conquète d'Alger, 1830,
Payot, 1929, p. 170.




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Posté le 12/01/2006 à 11:45:55 (id:15669)
Abdelkader, 1863 : la convocation ésotérique (Bruno Étienne)
Abdelkader, 1863 : la convocation ésotérique  (Bruno Étienne)
Abdelkader




Abdelkader, 1863 : la convocation ésotérique

Bruno ÉTIENNE



La solitude par le désir de rendre permanente la compagnie du Maître constituait désormais le seul projet d'Abdelkader sans que toutefois il se coupât totalement du monde. Là est l'originalité de la pratique (praxis) de l'émir qui ne se contente pas de devenir anachorète ; pour l'harmonie de l'équilibre, il continue, après cette retraite, à vivre pleinement sa vie d'homme social. Mais, en même temps, et de façon non contradictoire à ses yeux, pour devenir "compagnon du prophète", il lui fallait rester deux pèlerinages consécutifs entre La Mecque et Médine. Il quitte donc Damas en janvier 1863 pour ne revenir, par Alexandrie, qu'en juillet 1864 après avoir été reçu maçon le 18 juin et pris possession de cette propriété à Ismaïlia dont il sera question à propos de l'affaire du canal de Suez.

Bruno Étienne, Abdelkader (Hachette, 1994), rééd. 2003 en coll. "Pluriel", p. 311.



- le livre de Bruno Étienne :
http://www.amazon.fr/ex...9_2/402-6545909-7868912



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Posté le 12/01/2006 à 11:23:14 (id:15668)
Préparatifs de voyage à la Mecque (Léon Roches, 1841)
Préparatifs de voyage à la Mecque (Léon Roches, 1841)
Jean-Léon Gérome (1824-1904), Arabes traversant le désert



Préparatifs de voyage à la Mecque,

Léon ROCHES (1841)


Puisque je tenais à arriver à la Mecque quelque temps avant les cérémonies du pèlerinage, afin de présenter au grand chérif les lettres de recommandation que m'avaient données pour lui les princes abyssiniens, ses beaux-frères et M. Fresnel, et de me mettre en relations avec les ulémas qui devaient donner une nouvelle sanction aux fettoua de Kaïrouan et du Caire, il importait de hâter mon départ et de choisir les moyens d'effectuer notre voyage dans les conditions les plus rapides. Dans ce but nous aurions pu nou srendre à Suez ou à Koceïr, et là nous embarquer pour Djeddah. Mais, outre la répugnance qu'éprouvait mon compagnon de voyage à s'embarquer sur les affreux navires qui font les traversées de la mer Rouge, il tenait à se rendre à Médine où il avait des connaissances.
Plus que mon muphti encore, je désirais visiter la ville où est enterré le prophète de l'islamisme.
Il fut donc convenu avec le cheikh Tounsi et mon cpmpagnon de route qu'au lieu d'attendre le départ de la grande caravane égyptienne qui part solennellement du Caire, le 27 du mois de chouel de chaque année (corespondant cette année 1841 au 14 décembre), et n'arrive à la Mecque que deux jours avant les cérémonies du pèlerinage, nous nous joindrions à la caravane des Oulad-ben-Ali, immense tribu occupant le littoral entre Derna et Alexandrie (ancienne Cyrénaïque), et dont le trajet du fort d'Aadjeroud où nous devions la rejoindre, jusqu'à Yamboâ, point le plus rapproché de Médine, s'effectuait en 25 ou 26 jours.
Mon muphti se mit donc en rapport avec l'oukil (représentant) des Oulad-ben-Ali, au Caire, lequel se chargea de nous choisir un mekououm. Le mekououm est une sorte d'entrepreneur de pèlerinage qui, moyennant une somme convenue à l'avance, loue aux pèlerins les chameaux nécessaires pour les transporter eux et leurs bagages, et se charge de leur fournir la nourriture et l'eau durant tout le voyge.
Une convention fut passée à cet effet devant le kadhi. Le mekououm s'engagea à nous louer douze chameaux du Caire à Yamboâ et à nous fournir l'eau et la nourriture pendant le trajet moyennant la somme de 380 dollars, 2 000 francs environ, dont je consentais à payer les deux tiers.
Nous devions rejoindre la caravane des Oulad-ben-Ali à kalaât Aadjeroud, petite forteresse située à 75 kilomètres du Caire environ ; c'est une des principales stations des caravanes se rendant à la Mecque.

Léon ROCHES, Trente-deux ans à travers l'islam (1832-1864),
tome second, Paris, 1887, p. 56-57.


- iconographie : http://orientaliste.free.fr/expovirt/t6.html


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Posté le 13/12/2005 à 16:37:57 (id:11233)
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