Rabat, entrée des Oudaias
entrée monumentale des Oudaias
la masse puissante, inattendue, de la kasbah des Oudayas
Jérôme et Jean THARAUD
Mais qu'on s'éloigne ou que vienne le soir, et le magique Orient refait aussitôt ses prestiges sur la kasbah des Ouadayas. Quand le soleil s'incline à l'horizon et qu'une lumière voilée de brume enveloppe ce rocher plein d'histoire, tout se récrée, tout s'anime. les murs retrouvent leur jeunesse et leur ancienne perfection, la verdure son éclat, les nids leur poésie aérienne. (...)
Au bord de ces choses de rêve inconsistantes et ouatées, la masse puissante, inattendue, de la kasbah des Oudayas, avec sa porte géante, semble retenir sous son arc en forme de fer à cheval, toute l'ombre de la nuit qui vient. La mer n'est qu'un sentiment, un bruit, une fraîcheur qu'on sent sur son visage, une ligne plus foncée du ciel, un peu d'écume qui miroite, s'éteint et se ravive sur la grève du cimetière de Salé. Et là-bas dans les terres, au-delà de la tout Hassan, immatérielle dans le ciel parmi les vapeurs du fleuve, déjà s'est installée la grande solitude du crépuscule angoissant.
Jérôme et Jean Tharaud, Rabat ou les heures marocaines, Paris, Plon, 1921, p. 9 et 24-25.
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Posté le 12/12/2005 à 02:09:14 (
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