- Histoire/politique
Colonisation : le Conseil constitutionnel déclasse "le rôle positif" (Nouvel Obs)
Colonisation : le Conseil constitutionnel déclasse
popagande pour le recrutement militaire
à destination des colonies






Colonisation : le Conseil constitutionnel
déclasse "le rôle positif"


L'article de la loi sur le "rôle positif" de la France outre-mer
a été déclassifié, ouvrant la voie à sa suppression






Le Conseil constitutionnel déclasse "le rôle positif"
Le Conseil constitutionnel a déclaré mardi 31 janvier que le deuxième alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 sur le "rôle positif" de la colonisation était de "caractère réglementaire", annonce le Conseil sur son site Internet.
Cette décision ouvre la voie à la suppression, par décret et sans retour au Parlement, de l'alinéa 2 de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés. Elle devrait mettre fin à la polémique autour de cette disposition.
Produit d'un amendement, l'alinéa contesté stipule: "Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit".

Tollé

Le 25 janvier, Jacques Chirac avait annoncé sa volonté de voir supprimer cet alinéa qui avait provoqué un refroidissement des relations franco-algériennes et suscité outre-mer une colère contraignant le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy à reporter une visite aux Antilles.

La voie choisie pour parvenir à cette suppression a été celle du déclassement, de préférence à un nouveau projet législatif qui risquait d'entretenir la polémique pendant des mois. Président du groupe UMP à l'Assemblée, Bernard Accoyer avait donné son accord à cette procédure.
Le Conseil constitutionnel a donc été saisi le 25 janvier par le Premier ministre Dominique de Villepin en vue de ce déclassement.
Les juges constitutionnels ont estimé que "le contenu des programmes scolaires ne relève ni des 'principes fondamentaux de l'enseignement', que l'article 34 de la Constitution réserve au domaine de la loi, ni d'aucun autre principe ou règle que la Constitution place dans ce domaine".
Il a donc un caractère réglementaire.
Nouvel Obs, 31 janvier 2006





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Posté le 31/01/2006 à 23:04:54 (id:19686)
La concurrence mémorielle tend à déchirer le corps politique (Paul Thibaud)
La concurrence mémorielle tend à déchirer le corps politique (Paul Thibaud)
Paul Thibaud, philosophe,,
ancien directeur de la revue Esprit





La concurrence mémorielle tend à déchirer
le corps politique


«Nous sommes inquiets des effets de la concurrence mémorielle qui tend à déchirer le corps politique et à dresser des groupes de victimes de l'histoire les uns contre les autres»

Paul THIBAUD




Intervention prononcée le 21 janvier 2006 lors de la table ronde organisée par l'association Pollens.

Lors d'une intervention à la table-ronde sur «les lois de mémoire : contestations, justifications. Arguments pour un débat de fond» accueillie par l'association Pollens de l'Ecole normale supérieure, Paul Thibaud a précisé le sens de sa position, après l'initiative dont il est l'initiateur : la pétition pour la «liberté de débattre» qui demande l'abrogation de toutes les lois mémorielles, sans exception.



Je suis l'initiateur de la pétition intitulée «La liberté de débattre». Ce n'est pas spécifiquement un texte d'historiens mais un texte de citoyens. La cause des citoyens n'est pas celle des historiens, mais elle lui est liée. On a voulu les dissocier en soulignant que la première des lois en cause, la loi Gayssot, n'encadrait nullement la recherche historique mais seulement l'expression publique d'opinions contraires à certaines décisions de justice.
C'est vrai dans ce cas précis, mais ce ne l'est pas en ce qui concerne la loi Taubira qui dans son article 2 prend position sur la manière de faire l'histoire des événements qu'elle vise, recommandant de prendre en compte «les sources orales» dans les anciens pays d'esclavage. Même la loi Gayssot ne laisse pas la recherche complètement libre, s'il est vrai que la science ne peut se faire porte close, que ses résultats sont destinés à être communiqués à tous ceux qui s'y intéressent, «publicité» qui est pour la science affaire d'hygiène et pour les citoyens un droit.

Second axe de notre démarche, les quatre lois visées, bien que différentes évidemment, forment une séquence, elles s'enchaînent. Cela est flagrant pour les deux dernières («Taubira» et l'art 4 de la loi du février 2005). La dernière copie des formulations de l'art. 2 de la précédente. On a voulu marquer une différence en disant que «Taubira» se contente de réclamer que les programmes et la recherche accordent à la traite et à l'esclavage «la place qu'ils méritent», alors que «Vanneste» qualifie de manière partiellement favorable la colonisation.
C'est oublier que la loi Taubira est une loi de stigmatisation et que si elle réclame que l'on parle davantage de certains c'est pour évidemment (et légitimement) pour qu'on n'en dise que du mal, puisque, dans l'art. 1, ils ont été qualifiés de «crimes contre l'humanité». En fait la loi Taubira est plus clairement et unilatéralement que l'amendement Vanneste, une loi qualifiant des événements.

Plus généralement, débordant le droit, une logique d'ensemble réunit ces lois : qualifier certains événements à la demande de groupes intéressés, puis en recommander l'enseignement et sanctionner ceux qui contestent les qualifications légales. Il est révélateur que certains Arméniens réclament qu'on adjoigne (sur le modèle Gayssot) un volet pénal à la loi purement « déclarative » qu'ils ont obtenue. (Il y a d'ailleurs une certaine logique à cela : une loi ne doit-elle pas être appliquée ?) De même, s'appuyant sur l'affirmation d'une spécificité de «l'esclavage occidental» selon «Taubira», ceux qui assignent en justice Pétré-Grenouilleau cherchent à obtenir au civil des réparations qui, aux yeux de l'opinion, seraient évidemment l'équivalent d'une condamnation pénale.

Troisième point : nous sommes inquiets des effets de la concurrence mémorielle qui tend à déchirer le corps politique et à dresser des groupes de victimes de l'histoire les uns contre les autres. La manière de légiférer isole certains événements, coupe la voie de la compréhension, fait oublier les enchaînements historiques complexes (ceux par exemple que Pétré-Grenouilleau démonte remarquablement dans son livre sur Les Traites négrières). Elle tend aussi à dresser les communautés de commémoration les unes contres les autres jusqu'à provoquer ce qu'on voulait absolument empêcher. La loi Gayssot a proscrit cet antisémitisme larvé qu'était le négationisme faurissonien, mais, à travers la concurrence des victimes qu'elle a attisée, elle est pour beaucoup dans le succès de Dieudonné, c'est-à-dire dans la diffusion d'une variété d'antisémitisme plus dangereux que celui qu'elle a contenu. La guerre des mémoires est un danger actuel en France. Le législateur a, pour le moins, le devoir de ne pas la favoriser en l'accompagnant.

Enfin, il y a dans cette propension à légiférer sur le passé, une perversion du rôle du politique, lequel, comme disait fortement Max Weber, a pour devoir essentiel la préparation de l'avenir. Cette préparation suppose qu'on s'appuie sur une connaissance du passé, sur une réflexion à, son propos, sur la proposition même d'un récit qui donnant sens à ce passé, y trouve une inspiration pour continuer. C'est ce qu'ont toujours fait les vrais politiques, un Churchill, ou un de Gaulle. Mais cela n'a rien à voir, au contraire, avec le projet de fixer l'image du passé, de légaliser celui-ci. C'est d'un passé non embaumé (que ce soit dans la gloire ou dans la honte) mais d'un passé libre, vivant, d'un passé comme question que la politique a besoin. C'est pourquoi la tentative de le fixer est l'envers d'une inquiétante crise du politique, elle est la contre partie de son impuissance devant l'avenir, de sa stérilité.


Les lois historiennes tendent explicitement ou non (c'est explicite - art. 5 - dans la loi Taubira) la perche aux associations mémorielles en les incitant à agir pour faire respecter les qualifications dont elles ont obtenu la légalisation. Elles leur donnent la possibilité et l'occasion pour cela d'agir en justice, avec un activisme dont on voit les débordements. On a pu dire (comme la juriste Anne-Marie Le Pourhiet dans Le Monde) que la mise en œuvre de ces lois particularistes échappait au ministère public et devenait l'affaire de lobbies moraux spécialisés.


L'obsession légalo-mémorialiste est liée partout à des situations d'échec. Il y a des situations d'échec dans les Antilles, en Afrique noire, en Algérie qui sont probablement les vraies motivations de la passion de vouloir régler son compte au passé en le stigmatisant au maximum. Il est plus valorisant de se voir comme victime d'une histoire criminelle que comme incapable d'affronter les questions du présent.

Mais il y a aussi une situation d'échec sinon de la France du moins de la politique en France. Cela fait des dizaines d'années, depuis Mitterrand, que le pouvoir dit qu'il ne peut rien sur l'essentiel, notamment sur le chômage (qu'il a à ce sujet « tout essayé » en vain), des dizaines d'années aussi qu'on invoque une Europe soit bonne fée soit marâtre, toujours «incontournable», comme la mondialisation du reste. Cette constante capitulation de la volonté a perverti la vie politique et intellectuelle. Faute de pouvoir agir ou proposer, on s'est lancé dans la disqualification de l'autre. La gauche a inauguré cela à travers son slogan (victorieux) de 1988 : ce monde est trop dur pour être laissé à la droite. Autrement dit, à défaut d'être efficaces, nous sommes bons, contrairement à ceux d'en face. De cette manière, Le Pen aidant, la politique est devenue un concours de vertu dénonciatrice. La droite a suivi cette surenchère vertuiste où le passé (les passés) a été instrumentalisé. C'est pourquoi toutes ces lois de bonne conscience ont (même quoi qu'on dise l'amendement Vanneste) recueilli un large consensus.

La même situation d'échec national a favorisé la cristallisation des mémoires particulières. Comme lorsqu'un courant s'arrête, ce qu'il brassait se sédimente sur le fond. Ces mémoires étant en même temps flattées démagogiquement par les politiques, la situation est devenue réellement inquiétante, elle peut, comme le mouvement derrière Dieudonné nous en avertit, prendre l'allure d'une série de sécessions morales par rapport à la communauté nationale et d'une hostilité mutuelle croissante. Si les lois de mémoire dont nous demandons l'abrogation ne sont certes pas la cause de la crise nationale, elles sont par rapport à celle-ci un contre-remède.
Paul Thibaud



- source de cet article : le site Observatoire du communautarisme




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Posté le 29/01/2006 à 00:38:03 (id:18992)
Arno Klarsfeld : "l'histoire n'est pas le pré carré des historiens"
Arno Klarsfeld :
une salle d'Histoire-géographie,
académie de Rennes






Arno Klarsfeld : "l'histoire n'est pas
le pré carré des historiens"



PARIS (AP) -- "L'histoire n'est pas le pré carré des historiens", considère l'avocat Arno Klarsfeld dans un rapport remis mercredi au président de l'UMP Nicolas Sarkozy et dont le quotidien "Le Monde" publie un extrait dans son édition datée de samedi.
Chargé en décembre par M. Sarkozy de mener un "travail approfondi sur la loi, l'histoire et le devoir de mémoire", Arno Klarsfeld défend dans son rapport les "lois mémorielles" par lesquelles le législateur "protège" et "concilie" des mémoires parfois antagonistes "dans le souci prioritaire de la cohésion nationale".
L'avocat rappelle que dans d'autres démocraties, les Parlements peuvent "dire l'histoire" en votant "des motions ou des résolutions" qui n'ont pas valeur de lois, ce qui n'est pas possible en France. Il propose de "reconnaître plus largement au Parlement le droit de voter des résolutions afin de s'exprimer solennellement sur certains sujets, relatifs en particulier à la mémoire, sans avoir à recourir à la loi".
Arno Klarsfeld estime que l'article 4 de la loi du 23 février 2005 est "inacceptable parce qu'il évoque le seul 'rôle positif' de la présence française sans rappeler ce que furent les méfaits considérables de la colonisation".
Il suggère "qu'un terme neutre soit adopté et que les manuels scolaires reconnaissent la place conséquente de l'histoire de la présence française dans les territoires autrefois d'outre-mer".
Cependant, cet article ne sera pas réécrit mais purement et simplement supprimé. Jacques Chirac a décidé mercredi soir de lancer une procédure de déclassement de l'article controversé.
Saisi mercredi par le Premier ministre Dominique de Villepin, le Conseil constitutionnel doit se prononcer sur "le caractère réglementaire du deuxième alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 en vue de sa suppression". Après la décision du Conseil constitutionnel, le Conseil d'Etat sera saisi d'un projet de décret supprimant le deuxième alinéa de l'article 4. D'après le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, cette procédure devrait prendre encore trois semaines.
Cette solution, qui permet d'éviter un nouveau débat au Parlement sur une question ultrasensible, avait les faveurs du président de l'Assemblée Jean-Louis Debré mais aussi du président du groupe UMP à l'Assemblée, Bernard Accoyer. Soixante-douze historiens et juristes avaient écrit début janvier à Dominique de Villepin pour lui demander d'utiliser cette procédure.
Nicolas Sarkozy était, lui, partisan d'une réécriture de l'article 4 pour "lever les malentendus".
AP, 27 janvier 2006


- source de ce texte
http://permanent.nouvel...60127.FAP2741.html?1733



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Posté le 28/01/2006 à 00:35:31 (id:18696)
Colonisation : Jacques Chirac enterre l’article 4 de la loi de février 2005 (Marianne)
Colonisation : Jacques Chirac enterre l’article 4 de la loi de février 2005 (Marianne)






Colonisation : Jacques Chirac enterre l'article 4
de la loi de février 2005

réaction de l'historien Claude Liauzu



Le Président de la République a décidé de «déclasser» l'article 4, relatif aux «aspects positifs de la colonisation», afin de permettre son abrogation sans vote du Parlement. Le procédé est habile mais laisse en suspens certaines questions comme le souligne l'historien Claude Liauzu.


Jacques Chirac n'avait pas fait mystère de son intention d'obtenir le retrait de la loi du qui imposait notamment l'enseignement des « aspects positifs de la colonisation ». Ce texte, adopté à l'initiative de l'UMP, avec le soutien, au début, de certains élus socialistes, avait provoqué un véritable tollé chez les historiens et avait été interprété par les communautés issues de l'ancien empire français comme une négation de leurs souffrances.

Les députés UMP avaient refusé de suivre le président de la République et avaient repoussé un amendement déposé par le groupe socialiste visant à abroger l'article 3 de la loi. Confronté à la grogne de sa majorité, le chef de l'Etat, soucieux de parfaire son image de « rassembleur », a donc imaginé un tour de passe-passe juridique en demandant au Conseil constitutionnel d'invalider ledit article. Déclassé, ce dernier pourra être abrogé par décret, sans vote du Parlement, le reste de la loi demeurant en vigueur.

Or c'est bien là ce qui inquiète l'historien Claude Liauzu, initiateur de la pétition contre cette loi. Ce n'est pas un article, mais tout cette loi qui est contestable car plusieurs de ses articles font planer des menaces sérieuses pour la liberté de la recherche historique. Claude Liauzu le souligne avec force dans un texte que nous reproduisons :


CLAUDE LIAUZU

«Le président de la République vient de saisir le Conseil constitutionnel de l'invalidation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 qui impose l'enseignement du rôle positif» de la colonisation.

C'est un motif de satisfaction pour ceux qui se battent depuis un an contre cette loi et pour les profs qui s'étaient engagés à ne pas l'appliquer. Tout est-il résolu pour autant comme s'empressent de l'annoncer certains médias et hommes politiques ? La mission Debré n'a pas consulté les historiens qui ont affirmé depuis le début leur opposition à la loi, et rien ne transparaît sur ce que devient l'article 3 créant une Fondation pour la mémoire et l'histoire de la guerre d'Algérie.

La liberté des historiens reste menacée par cette Fondation –sur laquelle un rapport préparatoire annoncé pour juin est toujours confidentiel- qui serait le lot de consolation offert au lobby des rapatriés les plus ultras. Quels crédits, pris sur quoi ? Quel fonctionnement ? Quel contrôle des archives ? Quelle place pour les associations cultivant la mémoire de l'OAS et la nostalgie de l'Algérie française ? Quel statut des chercheurs universitaires ? Aucune réponse n'est fournie à ces questions. Le précédent des mémoriaux de Marseille et de Montpellier, où les spécialistes sont pris à partie par les extrémistes nostalgiques de l'OAS, traités de «trous du cul d'universitaires» par Georges Frèche, est édifiant. Le précédent des insultes du ministre des Anciens combattants (qui serait en charge de la Fondation ?) contre les opposants à sa loi, traités de «pseudo-historiens» et de «spécialistes autoproclamés» est tout aussi édifiant. Cela est inacceptable et ne sera pas accepté par les historiens respectueux de la déontologie de leur métier. Depuis un an, on a le sentiment que la classe politique va de faute en faute, cherche à sortir de Charybde pour aller en Scylla. Après la «commission» annoncée cet été par le ministre des Affaires Etrangères pour confier à des experts officiels de Paris et d'Alger l'évaluation du passé colonial, refusée par le milieu des spécialistes, la mèche d'un nouveau conflit est ainsi allumée.

Notre combat continuera tant que la liberté des historiens sera soumise à des pressions politiques.

Il faut ajouter un autre effort, indissociable, qui concerne les carences de notre profession face aux besoins de mémoire de la société. Ces besoins posent des problèmes difficiles, mais laisser les réponses à des entrepreneurs ou des idéologues serait grave. L'annonce prochaine d'une «journée des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions» est une décision politique qui suscitera des réactions diverses. Mais l'absence dans les programmes scolaires de l'histoire de l'esclavage engage la responsabilité des commissions chargées de leur élaboration et, plus généralement, celle des historiens.

Nos associations professionnelles, nos institutions universitaires ne peuvent pas non plus continuer à traiter par le silence les migrations, qui sont constitutives de notre société, le passé colonial qui est, lui aussi, constitutif de notre identité, les problèmes du racisme. Si l'histoire est d'abord un va-et-vient entre le présent et le passé, elle doit prendre en charge l'immense mouvement historique qu'est le processus de mondialisation des sociétés. Cela entraîne une réflexion sur la mise à jour d'un corpus encore très hexagonaliste, sur la formation des enseignants, ainsi qu'une critique sans complaisance des conservatismes du métier. Cela appelle aussi un débat entre les historiens et les forces vives de la société. Parmi les initiatives allant dans ce sens, un colloque se tiendra à Jussieu le 23 février.

Notre liberté dépend aussi, sinon d'abord de notre responsabilité, de notre capacité à être à la fois bons ouvriers et bons citoyens, comme le rappelait Marc Bloch.»


Claude Liauzu

Voilà qui permet de mieux mesurer la portée exacte de l'annonce faite par Jacques Chirac. Elle constitue un progrès, mais c'est bien l'annulation de toute la loi qui est souhaitable.

Patrick Girard, Marianne,
27 janvier 2006



- source de cet texte : Marianne.en.ligne.fr



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Posté le 28/01/2006 à 00:03:17 (id:18694)
Chirac, grand pacificateur des colonies (Antoine Guiral, Libération)
Chirac, grand pacificateur des colonies (Antoine Guiral, Libération)
insigne du 22e Régiment de Tirailleurs Algériens





Chirac, grand pacificateur des colonies

Les députés UMP se plient à la décision de saisir le Conseil constitutionnel

Antoine GUIRAL




Maître du jeu politique et arbitre des grands débats nationaux. Soit, Jacques Chirac tel qu'il a toujours rêvé d'exercer sa fonction présidentielle. C'est peu dire si le chef de l'Etat et son entourage savouraient, hier, les réactions à sa décision d'enclencher le processus institutionnel destiné à supprimer l'article de la loi du 23 février 2005 reconnaissant le «rôle positif» de la colonisation. A Alger comme aux Antilles, où la «loi de la honte» avait ravivé toutes sortes de cicatrices, l'heure était hier à la satisfaction et au soulagement. Le ministre d'Etat et représentant personnel du président algérien Bouteflika s'est «félicité du fait que la France officielle ait tourné le dos à la France coloniale». Et un proche du chef du gouvernement algérien estimait que les déclarations de Chirac relançaient la possibilité de signer le traité d'amitié entre les deux pays, mis sur la touche par Alger notamment à cause de la loi sur la colonisation.

En France, le «climat empoisonné né de cette polémique qui n'aurait jamais dû voir le jour», comme l'expliquait début janvier un collaborateur du Président, a, lui aussi, commencé à s'apaiser. En certaines occasions, Jacques Chirac ne déteste pas la grandiloquence. Dès mercredi soir, il affirmait : «La nation doit se rassembler sur son histoire.»

Et puis il y a aussi pour le président de la République une jubilation non négligeable : celle d'avoir mouché Nicolas Sarkozy qui s'était permis de créer une mission parallèle à celle qu'il avait confiée à Jean-Louis Debré. L'Elysée n'avait pas apprécié cette immixtion du président de l'UMP et jugeait «ahurissant» son choix de demander à l'avocat Arno Klarsfeld, ex-soldat de Tsahal, de formuler des propositions.

Dans cette perpétuelle course de vitesse au sommet de l'Etat (lire encadré), les sarkozystes faisaient hier profil bas. Un proche du ministre de l'Intérieur assurait qu'Arno Klarsfeld avait, lui aussi, remis son rapport mercredi. Le jour où Debré est allé à l'Elysée pour présenter ses conclusions à Chirac... Et, à l'inverse du président de l'Assemblée, préconisait que le Parlement intervienne sur le contenu des manuels scolaires.

En déplacement dans le Doubs, Nicolas Sarkozy a salué le «geste d'apaisement» de Chirac. Tout en ajoutant : «De ce que j'ai compris, le reste de la loi restera en vigueur. C'était très important pour un certain nombre de nos compatriotes. Je pense notamment aux harkis». A l'UMP, les députés qui avaient voté ce texte refusaient de se déjuger en passant à nouveau par la voie législative. Parce qu'elle leur évite d'avoir à le faire, la couleuvre chiraquienne est donc plutôt bien avalée. Le rapporteur de la loi controversée, Christian Kert (UMP, Bouches-du-Rhône), a jugé qu'il s'agissait de «la solution la plus raisonnable pour apaiser une polémique dont l'ampleur dépassait, désormais, largement l'intention formelle du texte».

Autre grand défenseur de l'article 4, Lionnel Luca (UMP, Alpes-Maritimes) se réjouissait «que l'article 4 ne soit pas réécrit par une nouvelle proposition de loi», tout en déplorant «que l'on ait cédé à l'agitation de groupuscules qui ne représentent qu'eux-mêmes». D'autres, comme l'ancien militant d'extrême droite pro-Algérie française Claude Goasguen (UMP, Paris), regrettaient qu'on «écarte le sujet sans le régler». Jean-Marie Le Pen (FN) a fustigé le ralliement chiraquien à l'une «des pires positions idéologiques de la gauche» qui «salissent la mémoire nationale».

A l'UDF, si François Bayrou a approuvé la suppression du texte, il a souligné qu'«on le fait sans repasser devant le Parlement et que ça, ça pose question». A gauche, Victorin Lurel, président (PS) du conseil régional de la Guadeloupe, a «salué la décision de la présidence de la République» et souhaité «que la loi de la honte ne puisse fêter son premier anniversaire et soit donc supprimée avant le 23 février». DSK a lui déploré «le tour de passe-passe qui vise à ne pas désavouer l'UMP», tandis que Ségolène Royal s'est réjouie de «la correction d'une faute politique». Hier, Jacques Chirac n'avait finalement contre lui que l'extrême droite et les nostalgiques de l'Algérie française. De quoi flatter sa fibre gaulliste.

Antoine Guiral, Libération,
27 janvier 2005




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Posté le 27/01/2006 à 14:39:49 (id:18637)
La suppression de la loi sur la colonisation prendra trois semaines, selon M. Debré
La suppression de la loi sur la colonisation prendra trois semaines, selon M. Debré
Chef de canton faisant un palabre à ses administrés,
Haute-Volta. © CAOM






La suppression de la loi sur la colonisation prendra trois semaines, selon M. Debré


"La phrase est supprimée. Elle a blessé et c'est inutile
qu'une loi blesse"



PARIS (AP) - Le deuxième alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 sur le "rôle positif" de la colonisation sera supprimé "d'ici trois semaines", a estimé jeudi sur Europe-1 le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré.
Sur la proposition de M. Debré, Jacques Chirac a décidé mercredi soir de lancer une procédure de suppression par décret de cette disposition afin de "retrouver les voies de la concorde". Plutôt qu'une réécriture de l'article controversé, le chef de l'Etat a opté pour la procédure de déclassement prévue par l'article 37 alinéa 2 de la Constitution.
Selon M. Debré, le Conseil constitutionnel, saisi par le Premier ministre Dominique de Villepin, va se prononcer "dans les huit jours" sur le caractère réglementaire du deuxième alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005. Le Conseil d'Etat sera saisi après la décision du Conseil constitutionnel d'un projet de décret de suppression de cet alinéa. "Toute cette affaire sera terminée d'ici trois semaines", a estimé le président de l'Assemblée nationale.
"Ce n'était pas à la loi d'écrire l'histoire", a affirmé Jean-Louis Debré pour justifier la suppression, sans débat au Parlement.
Selon lui, "le rôle de la loi n'est pas d'écrire, de formuler un jugement ou une opinion sur l'histoire, le législateur n'est pas là pour faire les programmes scolaires".
Le président de l'Assemblée, qui avait été chargé par Jacques Chirac de proposer une réécriture de cet article de loi, a également expliqué qu'organiser un nouveau débat à ce sujet "aurait montré que la France n'avait pas de langage clair" sur l'interprétation de son passé colonial. "Ce poids-là était un poids qui nous empêchait d'avoir une certaine vision de la France en Méditerranée", a-t-il estimé.
Jean-Louis Debré a rapporté avoir rencontré "des hommes et des femmes qui ont souffert", blessés par cette loi qui stipule que "les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit".
"La phrase est supprimée. Elle a blessé et c'est inutile qu'une loi blesse", a jugé le député de l'Eure, qui a tenu à préciser que cette suppression ne signifie pas l'oubli du "passé et de ces hommes qui ont souffert pour la France".
AP, 26 janvier 2006, 10h35





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Posté le 26/01/2006 à 19:24:08 (id:18472)
Peut-on honnêtement affirmer que tout était mauvais ? (Xavier Bitati)
Peut-on honnêtement affirmer que tout était mauvais ? (Xavier Bitati)
Libéria






Peut-on honnêtement affirmer que tout était mauvais ?

Pourquoi aujourd'hui, en RDC, nombre de Congolais regrettent-ils paradoxalement l'époque coloniale ?

Xavier Bitati, dans Jeune-Afrique




22 janvier 2006 - Colonisation : le pire et le meilleur

Est-ce une insulte que de dire, à propos de la colonisation, que beaucoup d'Africains réagissent plus par l'émotion que par la raison ? Peut-on honnêtement affirmer que tout était mauvais ?

Pourquoi aujourd'hui, en RDC, nombre de Congolais regrettent-ils paradoxalement l'époque coloniale ? Même s'il y avait alors une sorte d'apartheid dans nos villes avec des quartiers européens, asiatiques ou africains séparés.

S'il est évident que le vote en France d'une loi à ce sujet a été fort maladroit, il n'en demeure pas moins vrai que la colonisation a expurgé de l'Afrique pas mal de maux. Un demi-siècle après les indépendances, l'Afrique se porte-elle mieux ? À lire le rapport de l'ONU sur la criminalité (la grande et la petite) en Afrique, la corruption, les détournements, le sida, la concussion, etc., ont trouvé un terreau fertile pour proliférer.

Xavier Bitati (courriel)



- source de ce courriel : Jeuneafique.com



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Posté le 26/01/2006 à 00:35:47 (id:18377)
Jacques Chirac veut la suppression du texte sur la colonisation
Jacques Chirac veut la suppression du texte sur la colonisation
En application de la décision de Chirac, le Premier ministre,
Dominique de Villepin, a fait savoir qu'il saisissait
immédiatement le Conseil constitutionnel





Jacques Chirac veut la suppression
du texte sur la colonisation

En se prononçant pour la suppression et non la réécriture du texte,
Jacques Chirac a suivi la recommandation de Jean-Louis Debré




PARIS (Reuters) - Jacques Chirac a demandé la saisine du Conseil constitutionnel en vue de la "suppression" de la mention du "rôle positif" de la colonisation française, selon les services de la présidence de la République.

Le Conseil constitutionnel doit dire si l'alinéa controversé de la loi de février 2005 est bien du domaine réglementaire et non législatif. Si c'est effectivement le cas, le gouvernement le supprimera par décret.

"Sur la base des propositions qui lui ont été faites, le président de la République souhaite que le Conseil constitutionnel (...) puisse se prononcer sur le caractère réglementaire du deuxième alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 en vue de sa suppression", indique l'Elysée dans un communiqué.

Cet alinéa stipule que "les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit".

Une pétition contre cette disposition a recueilli plus de 46.000 signatures, dont celles de plusieurs historiens de renom.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a fait savoir qu'il saisissait immédiatement le Conseil constitutionnel.

"Si le Conseil constitutionnel juge que ces dispositions ne sont pas du domaine de la loi, le Conseil d'Etat sera saisi (...) d'un projet de décret supprimant cet alinéa du texte de la loi", a indiqué Matignon dans un communiqué.

"Le Président de la République", a souligné l'Elysée, "considère que la loi du 23 février 2005 rend un juste et nécessaire hommage à tous les Français rapatriés et aux combattants de toutes origines de l'armée française".

"Mais le deuxième alinéa de l'article 4 suscite des interrogations et des incompréhensions chez beaucoup de nos compatriotes. Il convient de les lever pour retrouver les voies de la concorde. La Nation doit se rassembler sur son histoire."

En se prononçant pour la suppression et non la réécriture du texte, Jacques Chirac a suivi la recommandation du président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, qu'il avait chargé le 9 décembre d'une "mission "pluraliste pour évaluer l'action du Parlement dans les domaines de l'histoire et de la mémoire".

Jean-Louis Debré a remis ses conclusions mercredi soir et la décision de Jacques Chirac a été annoncée dans la foulée.

Dans un communiqué, Jean-Louis Debré a rappelé "qu'à de multiples reprises, il a précisé que ce n'est pas à la loi d'écrire, de commenter ou de porter un jugement sur des faits qui relèvent de l'Histoire".

Il a ajouté qu'après avoir longuement consulté diverses associations, des juristes, des historiens et des parlementaires, il "souhaite la suppression de cet alinéa 2".
dépêche Reuters,
mercredi 26 janvier 2006 9:13 CST



- source de cette dépêche



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Posté le 26/01/2006 à 00:07:03 (id:18373)
60% des Français favorables à la loi sur les effets positifs de la colonisation
60% des Français favorables à la loi sur les effets positifs de la colonisation
Achat de beurre de karité dans un village, Haute-Volta, 1900-1936.
Photo reprise d'un album sur lequel figure l'explorateur Binger, mort en 1936. © Caom





Sondage: 60% des Français favorables à la loi
sur les effets positifs de la colonisation

Seuls 33% sont opposés à la mention des "effets positifs de la colonisation"




PARIS (AP) - Six Français sur dix se déclarent favorables à ce que soit indiqué dans la loi que les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la colonisation française, soit une baisse de quatre points par rapport à décembre dernier, selon un sondage CSA pour France Info[/i] et l'émission "France Europe Express" de France 3 diffusée mardi soir.
Alors que la polémique sur les aspects positifs de la colonisation a entraîné la création d'une mission sur le sujet, 33% des personnes interrogées sont opposées à ce que les programmes scolaires les reconnaissent, soit une hausse de quatre points par rapport à décembre. Sept pour cent ne se prononcent pas.
Quarante pour cent des Français y sont plutôt favorables et 20% tout à fait favorables, en particulier les sympathisants de droite (70%) pour 53% des sympathisants de gauche. Par contre, 43% des sympathisants de gauche sont opposés à ce principe et 27% des sympathisants de droite.
- sondage réalisé par téléphone les 17 et 18 janvier auprès d'un échantillon national représentatif de 960 personnes, âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas. AP

AP (Associated Prss), 24 janvier 2006,
édité par Le Nouvel Obs.com



- source de cette dépêche, Le Nouvel Obs.com :
http://permanent.nouvel...60124.FAP1711.html?0703

- iconographie : base "Ulysse" du Centre des Archives d'Outre-mer (Caom) :
http://caom.archivesnat...esultats?qid=sdx_q0&p=8

Cet accès direct n'est pas toujours facile... Il faut passer par la page accueil du site du Caom ou par la page IREL :

- le site du Centre des Archives d'Outre-mer (Caom) à Aix-en-Provence :
http://www.archivesnati...ulture.gouv.fr/caom/fr/

- IREL (instruments de recherche en ligne) sur le site du Caom :
http://www.archivesnati...caom/fr/index_irel.html



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Posté le 25/01/2006 à 12:20:02 (id:18242)
Le point de vue de Harki-info sur la loi du 23 février 2005 (Massi)
Le point de vue de Harki-info sur la loi du 23 février 2005 (Massi)
le site de Harkis-info





Le point de vue de Harki-info
sur la loi du 23 février 2005

Le retour de Mouloud AOUNIT et du MRAP...

Massi, pour Harkis.info



Mouloud AOUNIT Président du MRAP qui, il n'y a pas si longtemps s'était cassé les dents en voulant importer le conflit Israélo-Palestinien et en organisant des manifestations où l'on criait "mort aux juifs" ; et qui s'était aussi fait rappeler à l'ordre par ses adhérents pour ses positions ambiguës avec certains islamistes qui prônaient la lapidation des femmes ; ce grand "humaniste" a donc, trouvé un moyen "de rebondir sur le dos" des Harkis.


Il semble en effet que cette fois ci le PS, la LICRA et Sos-Racisme vont participer à sa "croisade" anti-Harkis.

Bien sûr, Il répète à l'envi qu'il défend l'amitié entre les peuples au cas où on l'oublierait. Pourtant au moment où il aurait pu contribuer à calmer les esprits dans les banlieues, Monsieur Aounit a préféré jouer sa carte personnelle en victimisant à outrance toutes les victimes de conflits étrangers.
Il s'est même pris pour le porte-parole de la Palestine provoquant l'intervention et tout le talent de Laila Chaide pour calmer les esprits et les djihadistes naissants.
Il aime aussi organiser des manifestations quand le Président Israël est invité en France mais on ne le verra jamais en organiser une contre Bouteflika qui est sans doute, de tous les Hommes d'Etat reçus celui qui a le plus de sang sur les mains.


Non il préfère combattre les Harkis qui sont restés fidèles à son pays la France. A moins bien sûr qu'il ne considère que sa carte d'identité comme une vulgaire carte de séjour à durée indéterminée.
Ce triste clown, après avoir remarqué que Chirac avait "reculé" et après avoir reçu l'aide inespéré d'associations de "Harkis" (??) ne demande plus seulement l'abrogation de l'article 4 mais la suppression de TOUTE la loi du 23 Février 2005.
Le bougre ne veut pas annuler sa manif, il faut le comprendre c'est son gagne pain ; à moins qu'il ne haït tout simplement les Harkis comme tous ces "nouveaux" Français nourris à la propagande FLNiste.
Comme si le fait de s'appeler Mouloud suffisait à être irréprochable sur la question du racisme.


Alors que même les Historiens à l'origine de la pétition, reconnaissent qu'il y a eu aussi des apports positifs dans la colonisation, il préfère la version du FLN et de tous les ennemis de la France en réclamant ni plus ni moins la reconnaissance de TOUS les crimes de son pays, mais aucun du FLN.
Bien sûr la France a eu des torts, pourquoi elle serait meilleure que les autres pays ?
Mais il pourrait aussi admettre que c'est le seul pays qui se pose des questions sur son passé et qui a accepté de remettre en cause régulièrement son Histoire.

Quant à l'Algérie, la France n'est pas le seul pays à l'avoir colonisé et en partant elle a laissé toutes les infrastructures intactes, suscitant l'admiration de Nasser et de tous les pays arabes.
A croire qu'il n'a jamais entendu parler du printemps Berbères et de la répression dans le sang de la jeunesse Kabyle. La condition de la femme en Algérie ne l'intéresse pas non plus, ce qui expliquerait le soutien qu'il a apporté à deux filles voilées par le passé.
A moins que ça ne soit tout simplement un autre moyen d'assurer sa promotion devant les caméras de Thierry Ardisson qui le pousse à agir ainsi.
Et dans ce cas, on est loin du combat de l'antiracisme.

Par contre, lorsqu'il s'agit de s'acharner sur son pays en défendant tous ceux qui le dénigrent, on peut être sûr de le trouver en tête de peloton.
Dernièrement, Il n'a pas hésité à s'en prendre à des députés choqués par des "rapeurs".
Selon lui, ils ne comprendraient rien à la culture et que les textes qui appellent à niquer la France où ses faces de craies ne seraient qu'un nouvel apport à la musique Française.
Une culture de Haine oui !


Bien qu'on nous contredira, nous restons persuadés que c'est cette haine qui est à l'origine de "l'explosion" des banlieues dont nous avons découvert seulement les prémices d'une autre crise plus grave en devenir.
Des vidéos ont circulé sur le net où ils étaient tout heureux de s'en vanter en faisant des comparaisons entre leur situation et Jérusalem, si vous voyiez ce qu'on veut dire.
Il a bien de la chance — ou du moins nous qui habitons à la campagne — que TF1 n'en diffuse pas une à 20 heures.
Pour ma part, lorsqu'on dit du mal de la France, j'ai un pincement au cœur, bien que parfois je ressente de la colère ou de la frustration envers elle, j'ai aussitôt les cheveux qui se hérissent dès que j'en entends dire du mal.
Instinctivement, je lui cherche des excuses même si je sais qu'elle a tort.
Je crois que c'est ce que c'est tout simplement l'amour qu'un fils porte à sa mère.


Aussi, on ne peut qu'être écœuré de constater qu'il ne trouve jamais une circonstance atténuante à son pays.

Monsieur Aounit, ce que je vous dis là, c'est le discours d'un Harki de base libre de toute visée opportuniste et non celui de ces "Harkis" que vous promenez au bout d'une laisse tous les 17 Octobre.

Je suis surpris de votre comportement et encore plus depuis que je sais que le Président de la République vous a décoré de la Légion d'Honneur.

Vous savez cet Ordre créé par Le Premier Consul Napoléon Bonaparte pour récompenser les actions civiles et militaires.

Ce même personnage que vos amis ont empêché les commémorations qui ont conduit à une situation étrange où les Français désormais saluent Trafalgar et ignorent Austerlitz.
De même vous faites oublier à tous les Français que ce qui est important dans la victoire d'Austerlitz, est que ce jour-là la Nation Française, fille de la révolution de 1789, a terrassé les deux plus puissants Empereurs d'Europe, imposant ainsi de façon définitive en Europe occidentale le concept de Nation Française et de la République Universelle.
Mais, et ça devient une habitude, vous préférez commémorer les défaites de votre pays avec vos amis communistes, comme le 19 Mars 1962 sans aucun respect pour les 200000 victimes tombées après cette date, vous livrant ainsi au plus horrible des négationnismes envers une communauté que vous pensez sans défense.

Mais après les reproches, je vais maintenant vous remercier pour votre apport à notre cause. Votre obstination va enfin révéler votre vraie nature aux Harkis désorientés par tous vos agissements ainsi que celui de vos semblables de "gauche".
Ils vont enfin découvrir par vos choix que vous n'êtes pas leurs amis, ni ceux qui vous accompagnent.

En bénéficiant de couvertures médiatiques exceptionnelles grâce aux derniers membres en activité du "Maghreb Circus", vous avez poussé les Harkis à réagir et à se donner les moyens de se faire entendre sur le média le plus important au monde : Internet.

En vous en prenant aux Harkis aujourd'hui, vous avez choisi le camp du FLN, le camp des bourreaux et de ses traîtres porteurs de valises.
De même vous ne pouvez plus parler au nom d'un idéal Humaniste, puisque, vous venez encore une fois de nous prouver que dans la manipulation des communautarismes, vous excellez.
Même les Français des DOM TOM protestent contre cette loi en confondant l'esclavage et le colonialisme.
Mais ils se garderont de réclamer leur indépendance sachant qu'elle leur sera vite accordée. Sans doute la situation actuelle des autres pays délivrés de l'horrible occupation "nazie" et Française les a fait réfléchir.
Quant aux autres associations ou politiques "modérés" qui se joindront à votre manifestation du 23 Février 2005, ils vont pour une fois avancer à visage découvert.
Nous allons les observer et les noter pour que tous les Harkis de France ne soient plus abusés par "leurs miaulements".

Ainsi nous garderons l'espoir que bientôt tout le monde en France finira aussi par comprendre que ce n'est pas aux seuls harkis qu'il revient de remonter la culotte à Marianne.

Massi
pour Harkis.info




- le site de Harkis-info :
http://www.harkis.info/...php?sid=1092288&thold=0


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Posté le 23/01/2006 à 22:06:32 (id:18089)
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