- École de culture
Après Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy : une nouvelle attaque contre l'école de la culture
Après Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy : une nouvelle attaque contre l'école de la culture
dans une même ville, un établissement pourra
être spécialisé dans les matières littéraires, un autre dans
le sport, un troisième dans les mathématiques... (!!!)






Après Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy : une nouvelle attaque
contre l'école de la culture par un effarant libéralisme,
dont les conséquences remettraient en cause le principe même
d'instruction scolaire égale pour tous





École : le pavé dans la mare de Sarkozy

Le ministre se prononce pour une
"différenciation" des revenus des enseignants et veut supprimer
à terme la carte scolaire




Les "rémunérations (des enseignants) doivent être différenciées", a estimé dans un entretien au Figaro le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP Nicolas Sarkozy, dont le parti organise ce mercredi une "Convention Education" à Paris.
"Il faut revaloriser leur métier d'enseignant, qui est essentiel et difficile. Les rémunérations doivent être différenciées. Celui qui fait le plus d'heures, qui va au contact des élèves les plus difficiles doit être mieux payé. Et les enseignants qui veulent travailler plus doivent pouvoir le faire", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Il a assuré qu'il fallait "plus de liberté pour les enseignants. On n'enseigne pas la lecture et l'orthographe de la même manière à tous les enfants. La clef c'est l'adaptation. L'enseignant qui a eu le temps en vingt ans de mettre au point ses propres techniques doit être jugé sur ses résultats et non sur ses méthodes".


"Mi-temps sportif"

Nicolas Sarkozy s'est également prononcé en faveur "de la suppression à terme" de la carte scolaire. "Je suis pour la suppression à terme de la carte scolaire. A terme, parce qu'elle n'est possible que dans le cadre d'une autonomie renforcée des établissements", a déclaré le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP.
"Le social, selon Nicolas Sarkozy, n'est pas l'apanage des établissements publics. Les établissements privés ont une longue pratique et des réponses originales en la matière. L'enseignement privé déborde d'ailleurs de demandes d'inscriptions. Je n'accepte pas que la liberté de choix de l'école soit réservée à ceux qui habitent dans les beaux quartiers".
"Je crois au libre choix" a-t-il insisté, précisant que "dans une même ville, un établissement pourra être spécialisé dans les matières littéraires, un autre dans le sport, un troisième dans les mathématiques. La liberté de choix, c'est aussi la possibilité pour tout enfant qui le souhaite de faire un mi-temps sportif".

Handicapés

Il souhaite aussi "que les 50% d'enfants handicapés actuellement non scolarisés dans le milieu ordinaire, contrairement à ce que prévoit la loi, le soient. C'est fondamental pour l'esprit de tolérance et d'ouverture aux autres que l'école doit développer chez tous les enfants".
Le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, ouvrira mercredi matin les travaux d'une "Convention Education" organisée par l'UMP, qui sera clôturée par Nicolas Sarkozy.


- source de cet article : Nouvel Obs.com, 22 février 2006.

- texte de l'interview de Sarkozy dans Le Figaro




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Posté le 23/02/2006 à 00:55:42 (id:24353)
Combien d'élèves entraient-ils en 6e en 1962 ? (Michel Delord)
Combien d'élèves entraient-ils en 6e en 1962 ? (Michel Delord)
1962-63 : classe de 6e du collège Jean Rostand
à La Rochefoucault en Charente






Combien d'élèves entraient-ils en 6e en 1962 ?

le mensonge des théoriciens d'une réforme à la baisse des programmes au nom d'une massification des effectifs

Michel Delord
professeur de Mathématiques



Seuls 10% allaient au lycée...

Dans la série des arguments fallacieux des théoriciens du niveau qui monte, figure en bonne place cette affirmation : "Vous comparez ce qui n'est pas comparable, seul 10% d'une classe d'âge allait au lycée". Réponses :

1°) Les comparaisons tirées de l'étude sur le passage du CEP* comparent ce qui est comparable puisque le CM2 n'a pas été massifié.

2°) Dans ce texte je montrais que, alors que depuis de nombreuses années, on savait que à peu prés la moitié d'une classe d'âge avait le Certificat d'Etudes, les tenants du niveau qui monte sous-entendaient ou affirmaient clairement que c'était une minorité de l'ordre de 10 ou 20%. Le raisonnement est strictement sur le même sur le passage en sixième, confondue avec le passage en lycée pour le début des années 60, époque à laquelle on peut faire une référence comparative puisque les programmes de Cours Complémentaire et de premier cycle des lycées étaient forts semblables et de toute façon d'un niveau supérieur à ce qui est exigé maintenant.

3° ) Il y avait plus de 10% ...
En effet, nous disposions de toute l'information nécessaire depuis l'enquête de 1963 de la revue Populations. Cette enquête est loin d'être inconnue notamment de chercheurs comme Baudelot et Establet puisqu'elle est citée à la page 370 du tome IV de l'Histoire générale de l'enseignement et de l'Education en France3, publié sous la direction de L'Institut National de Recherche Pédagogique, l'auteur en étant Antoine Prost.

Le tableau de la page 370 donne :

Entrée en sixième ( 1962) :
Sixième de lycée 27 %
Sixième de CEG 28 %
Non entrés en sixième 45%

Donc, en 1962, ce n'était pas 10% mais 55% qui passaient en sixième...

Michel Delord
5 octobre 2003


* "Connaissances en français et en calcul des enfants des années 20 et d'aujourd'hui" : Michel Delord

- source de cet article : http://michel.delord.free.fr/seuls10.pdf

- iconographie : photo de classe




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Posté le 11/02/2006 à 22:45:05 (id:21568)
Une nouvelle ennemie de l'école de la culture : la candidate Ségolène Royal
Une nouvelle ennemie de l'école de la culture : la candidate Ségolène Royal
Ségolène Royal,
un regard de travers sur l'école





- C'est la "vieille école" qui a effectué
la démocratisation : Michel Delord




Une nouvelle ennemie de l'école de la culture :
la candidate Ségolène Royal


«les enseignants ne peuvent plus
se contenter de transmettre des savoirs :
il leur incombe aussi un rôle d'animateur»


bravo Ségolène...!! plus à droite que les plus libéraux en Europe...!!
en matière d'école, les enfants issus des couches populaires sont désormais "lâchés" par les principales forces politiques du pays




«Il faut passer un pacte avec les organisations syndicales d'enseignants, qui porterait en particulier sur le changement de méthode de travail. Face au scepticisme des Français sur le concept d'égalité des chances [...],

notre système scolaire [...] doit apprendre à faire autant que possible du "sur mesure".

Il faut aussi faire entrer les parents à l'école.

Une évolution du rôle et du métier des enseignants est nécessaire. Ceux-ci ne peuvent plus se contenter de transmettre du ou des savoirs : il leur incombe aussi un rôle d'animateur, de dialogue avec les enfants et les parents.

[...] L'extension de la durée hebdomadaire de présence des enseignants dans les établissements scolaires [...] serait une des contreparties d'une plus grande liberté pédagogique. [...]

L'emploi du temps des élèves et les rythmes scolaires doivent être totalement revus : la séquence d'une heure de cours ne semble plus vraiment adaptée
» (commission nationale du projet, le 18 janvier 2006).

A l'école comme ailleurs, le «royalisme» rime avec pragmatisme. Mais Ségolène Royal ne craint pas de lever un tabou : le temps de travail des enseignants. En prônant «un pacte» avec les syndicats, elle s'attaque à une montagne que ni Lionel Jospin (en 1989), ni Claude Allègre (en 1997) n'ont réussi à gravir.

cité par Libération, 7 février 2006


- source de cet article : Libération du mardi 7 février 2006




il faut construire un grand mouvement
d'opinion pour la défense de l'école des savoirs
et de la culture,
pour que l'école instruise vraiment
les enfants des milieux populaires
non favorisés culturellement, un mouvement qui pèserait au moment des présidentielles,
contre les destructeurs de l'école
(libéraux, pédagogistes, démagogues...)




L'instruction, base de la liberté
10 septembre 1791 - Talleyrand

«Les hommes sont déclarés libres ; mais ne sait-on pas que l'instruction agrandit sans cesse la sphère de la liberté civile, et, seule, peut maintenir la liberté politique contre toutes les espèces de despotisme ? Ne sait-on pas que, même sous la Constitution la plus libre, l'homme ignorant est à la merci du charlatan, et beaucoup trop dépendant de l'homme instruit. (...) Celui qui ne sait ni lire ni compter dépend de tout ce qui l'environne ; celui qui connaît les premiers éléments du calcul ne dépendrait pas du génie de Newton, et pourrait même profiter de ses découvertes».

Talleyrand (1754-1838), évêque d'Autun en Bourgogne en 1788,
député du clergé aux États Généraux en 1789




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Posté le 10/02/2006 à 11:12:34 (id:21222)
C'est la "vieille école" qui a effectué la démocratisation (Michel delord)
C'est la
une école dans les années 1960






C'est la "vieille école" qui a effectué
la démocratisation

sans baisse des exigences ni des connaissances

Michel Delord





M. Sylvain Grandserre a écrit :

"Certains préfèrent les inventer, d'autres répéter ce qui a été fait et qui marchait si bien.... avec ceux qui y arrivaient !!!
Comment peut-on avoir déjà oublié qu'au début des années 60, moins d'un jeune sur deux entrait au collège ! "

M. S. Granserre, dites-moi si je me trompe mais vous semblez vouloir dire, sans le dire ce qui te permettra ensuite de dire que vous ne vouliez pas le dire , que l'école et les méthodes employées dans cette école étaient élitistes puisque elles ne permettaient , au début des années 60 qu" à moins d'un jeune sur deux d'entrer au collège".

Reprenons ( je peux donner les sources exactes ) :

"Au début des années 60, moins d'un jeune sur 2 entait au collège"

On a heureusement les chiffres :

- pour l'année scolaire 60/61 : 46,4%
- pour l'année scolaire 61/62 : 47%
- pour l'année scolaire 62/63 : 55%

Donc, si il y a moins de 50% jusqu'en 1962, le cap des 50% est passé en 1962 sans baisse d'exigence des programmes.

Mais poursuivons, en 1969/70, donc avec des élèves qui ont commencé leur scolarité et leur CP en 1964 à l'époque ou 80% des élèves sortaient du CP en sachant lire et en connaissant les 4 opérations), ceux qui ont suivi les programmes et méthodes recommandées et en gros stables depuis 1880, le taux de scolarisation varie de 75% à 90% selon les départements.

Donc, on peut dire que c'est la "vieille école" et ses vielles méthodes qui a effectué depuis les années 1900 ou le passage en sixième était de l'ordre de moins de 10% (20 % en 1945) TOUTE la démocratisation de l'enseignement si ce mot a un sens, c'est-à-dire faire accéder à un niveau supérieur de connaissances une part croissante de la population, sans baisse des exigences ni des connaissances requises pour passer en sixième.

Ensuite, mais ces réformes sont préparées bien avant 68 sous l'influence des technocrates du régime, et notamment sous l'influence du mouvement Freinet (voir par exemple la part importante de ce mouvement dans la commission Rouchette), on assiste peut-être à une augmentation du taux de passages en sixième des élèves mais sur la base de deux facteurs qui n'existent pas auparavant :

a) la baisse des exigences :

1) en mathématiques avec les mathématiques modernes dont Prost, un des deux leaders principaux des reformes avec Louis Legrand, explique qu'il s'agit d'un allègement des programmes, mais que M. Prost trouve insuffisant (il doit être satisfait des programmes actuels) (Prost, Histoire de l'enseignement, T IV, p 174).

2) en français avec les conséquences de la commission Rouchette dont un des membres, Louis Legrand, explique qu'un des buts de la commission était "des propositions d'allégements sur le programme de grammaire qui, pratiquement, se voyait amputé du programme du CM2." ( in Pour une politique démocratique de l'éducation, Louis Legrand, PUF ,1977. Chap. VIII - L'innovation sur les contenus et les méthodes : l'exemple du français à l'école élémentaire).

b) l'influence des gestionnaires qui sont affolés par "L'explosion scolaire" (titre du best seller de Louis Cros au début des années 60) dont ils pensent qu'elle va coûter très cher à cause du "baby boom" et de l'allongement de la scolarité. La solution est pour eux simple : s'il y a plus de liquide à faire passer dans un tuyau scolaire allongé, réduire les coûts signifie accélérer la circulation du liquide en supprimant les redoublements. Et ils sauront s'appuyer, pour réaliser cette volonté draconienne d'économie, sur divers mouvements pédagogiques qui leur apporteront la vaseline théorique pour faire passer leurs réformes.

Je n'insisterais pas non plus sur le fait que les expérimentations faites à l'époque montreront toutes que les "nouvelles pédagogies " non seulement aboutissent à une baisse de niveau mais de plus défavorisent les enfants des classes déjà défavorisées (si M. S. Grandserre veut des preuves et plus précisément des preuves données non par mon camp mais par les partisans des "nouvelles pédagogies", je peux les lui donner).

Vous avez une remarque , M. S. Grandserre ?
Michel Delord
20 novembre 2005


- 3 textes complètent ce sujet :

1) Note technique sur la massification, septembre 2004 :
http://michel.delord.free.fr/massif.pdf

2) Seuls 10% allaient au lycée, octobre 2003
http://michel.delord.free.fr/seuls10.pdf

3) Note à propos du texte de Gramsci sur la grammaire, décembre 2005
http://michel.delord.free.fr/dixi1.pdf


Michel Delord
http://michel.delord.free.fr
Vice-président du GRIP
CA de la Société Mathématique de France
Board of advisors, Third Education Group
http://www.thirdeducationgoup.corg





- source de cet article : le forum de "Lire et écrire"




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Posté le 30/01/2006 à 01:43:50 (id:19229)
Le métier de maître d'école (Bernard Appy)
Le métier de maître d'école (Bernard Appy)
Bernard Appy





Le métier de maître d'école

en rupture complète avec les idées pédagogistes
qui dominent depuis une trentaine d'années

Bernard APPY



Ayant réussi le concours d'entrée à l'École normale d'Aix-en-Provence en 1977, j'en suis sorti deux ans après, 7e sur les 116 que nous étions dans la promotion 1979. J'avais été particulièrement réceptif à tout ce qu'on nous avait dit au cours de ces deux années de formation et je comptais bien mettre en pratique toutes les merveilles pédagogiques dont on nous avait tant vanté les mérites. Pour me récompenser de mon bon rang de sortie, j'eus un poste à l'année à Rognes, un petit village du nord des Bouches-du-Rhône. Un CE2/CM1 avec 28 élèves qui m'ont adoré... mais qui n'ont pas appris grand chose cette année-là. A la Rentrée suivante, l'état de grâce se termina et je dus entamer mon “purgatoire” en tant que remplaçant, Brigade départementale puis ZIL.

Comme je voulais à nouveau prendre une classe en charge, je demandais très vite un poste à l'école du Parc Bellevue à Marseille (3e arrondissement). J'obtins sans aucune difficulté un CM1 malgré mon barème dérisoire. Construite au milieu d'une cité à la réputation fâcheuse, l'école fut en ZEP dès la mise en place de ces zones au début des années 80. Elle était surplombée par les bâtiments décrépis de la cité, adossée aux locaux de la BAC Nord, et construite sur l'emplacement d'un supermarché contraint de fermer à cause du vandalisme (l'école Sodim !). Pour finir, elle était, dans tout Marseille, l'école qui accueillait le plus d'enfants étrangers. De fait, pendant les douze années que j'y suis resté, je n'ai eu que des élèves dont les familles étaient pour la plupart originaires d'Algérie, de Tunisie et du Maroc, et pour le reste des Comores. Leur âge allait de 9 ans (ce qui est normal) jusqu'à 15 ans (ce qui l'était déjà beaucoup moins), du moins jusqu'au jour où on nous a dit que la mesure de l'échec scolaire dépendait du taux de redoublement. Cela avait comme corollaire que les bonnes écoles avaient très peu d'élèves en retard. Nous décidâmes alors de devenir une bonne école en faisant passer tous ceux qui n'avaient toujours pas le niveau...

Face à un tel auditoire, les grandes idées pédagogiques dont on m'avait abreuvé à l'École normale ont vite pris l'eau. J'ai dû, année après année, mettre au point une façon d'enseigner qui gagne en efficacité. Une grande rigueur, le sens de l'effort, l'ordre dans la classe, le soin mis à la présentation de ses travaux, le respect dû aux adultes en général et au maître en particulier, la politesse envers tous, le respect de soi-même et de ses affaires, l'honnêteté et la franchise sont devenus au fil du temps des règles intangibles mises en application dans ma classe. Cette façon de travailler se retrouve en rupture complète avec les idées pédagogistes qui prévalent depuis une trentaine d'années. D'ailleurs les nouveaux pédagogues la qualifient de “travail à l'ancienne” ou de “pédagogie frontale” pour bien marquer leur mépris. Les thuriféraires de ces nouvelles pédagogies s'inspirent directement de façons d'enseigner venues d'outre-Atlantique, les “chercheurs” en sciences de l'éducation se contentant de traduire les textes fondateurs américains. Le malheur est que l'aveuglement idéologique ou la malhonnêteté intellectuelle de ces “chercheurs” les empêchent de dire que ces pédagogies délirantes ont lamentablement échoué aux États-Unis, au point que des milliers de familles préfèrent retirer les enfants des écoles publiques pour leur dispenser un enseignement à la maison !

Le plus incroyable, c'est que les discours effarants qu'on a commencé à entendre dans les années 80-90 n'ont fait bondir personne. On a répercuté sur les instituteurs de base le jargon pseudo-scientifique tenu par des incompétents qui masquaient ainsi la vacuité de leur pensée et l'étendue de leur inaptitude à faire ce métier sérieusement. Est-ce le hasard si ces nouvelles pédagogies ont d'abord enthousiasmé les plus fumistes d'entre nous ? Du jour au lendemain, j'ai vu des instituteurs notoirement incapables se transformer en maîtres formateurs claironnant des discours sur les bienfaits de la pédagogie de projet, de contrat ou d'autres choses encore, sans parler des militants “freinétiques”, qui sont en perte de vitesse après avoir tenu le haut du pavé pendant des années. Ces pédagogies actives sont, pour ce que j'en ai vu, inefficaces : beaucoup d'efforts pour peu de résultats. Mais elles sont dans l'air du temps : Mai 68 est passé par là aussi...

Pour couronner le tout, ceux qui auraient dû, par leurs fonctions, être vigilants sur les résultats (les Inspecteurs primaires, les Inspecteurs d'académie, les Recteurs) et sur l'utilisation des deniers publics (les ministres de l'Éducation nationale) n'ont rien fait. Ou plutôt, ils ont imposé ces divagations qui faisaient rimer pédagogie avec idéologie (relisez, si vous en avez le courage, Bourdieu, Meirieu, Foucambert et consorts).

Au milieu des années 90, las de voir se mettre en place les effets déplorables de la Loi de programmation Jospin de 89 (les Cycles, les livrets d'évaluation, les projets d'école, la fin des redoublements...), je quittais cette école ZEP car toutes ces nouveautés allaient exactement à l'inverse de ce qu'il fallait faire dans les quartiers difficiles. J'allais à l'autre bout de Marseille et de l'échelle sociale, d'abord à l'école Dromel (un CM2) et surtout à l'école Jean Mermoz (un CE2), dans le bourgeois 8e arrondissement. À ma grande satisfaction, ma méthode de travail fonctionnait aussi dans ce quartier, au grand contentement des parents qui sont pourtant parmi les plus exigeants. Les élèves progressaient, prenaient goût aux études, s'efforçaient d'obtenir de meilleurs résultats d'un trimestre sur l'autre.

En 1998, ma femme et moi avons quitté Marseille pour aller vivre à la campagne, dans le Gard. J'ai été nommé à l'école publique de Sainte-Anastasie (pour voir le site de l'école, cliquez sur l'arbre), une commune de 1 200 habitants située à la lisière nord de Nîmes. Depuis, j'y suis resté, enseignant aux “grands” des CM1/CM2, en compagnie de ma femme, elle aussi institutrice dans la même école, avec la classe des CE2/CM1. Depuis la Rentrée 2003, j'y assume les fonctions de Directeur d'école.

En septembre 2005, je deviens chevalier dans l'ordre des Palmes académiques.

Les problèmes que j'évoquais plus haut n'ont pas disparu, loin s'en faut. Mais aujourd'hui, des voix s'élèvent pour dénoncer cette imposture dangereuse qu'est le pédagogisme. J'ai rompu mon sentiment de solitude en ralliant au printemps 2002 l'association Reconstruire l'école. Celle-ci regroupe des enseignants de la Maternelle jusqu'à l'Université qui discutent en toute confraternité des problèmes éducatifs, ainsi que des solutions qu'il conviendrait de suggérer. Sous l'influence de Reconstruire l'école, mais aussi d'autres associations, des articles de journaux, des livres, des interventions à la télévision et sur les radios font enfin entendre la voix de la raison. Le chemin est encore long, car les échos de ces débats doivent résonner dans les couloirs de la rue de Grenelle pour que le ministère cesse de prendre systématiquement les pires des décisions.

En mars 2005, l'assemblée générale de Reconstruire l'école m'a élu administrateur. En juin 2005, j'ai accepté de rejoindre le GRIP (Groupe de réflexion interdisciplinaire sur les programmes). Avec, dans ces deux lieux de contestations et de propositions, un seul et même but : faire entendre la voix d'un maître de l'école Primaire parmi des professeurs du Secondaire ou du Supérieur.

Après avoir participé à son université d'été à Clermont-L'Hérault (34), je décide de rejoindre à l'automne 2005 le collectif Sauver les lettres (SLL), de manière à rencontrer les adhérents du Languedoc-Roussillon. L'objectif est de mieux faire connaître nos critiques et nos propositions auprès des collègues instituteurs ou professeurs qui exercent dans la région et qui sont susceptibles de nous rejoindre...

Je suis très attaché à l'école républicaine. Mon arrière-grand-père était un journalier agricole, mon grand-père un modeste employé, mon père un agent de maîtrise, moi-même je suis instituteur et mon fils a décroché un diplôme d'ingénieur. Cette ascension sociale, nous la devons à l'école de la République et aux bons maîtres que nous avons eus, qui se sont dévoués et qui nous ont marqués pour notre vie entière.
En faisant mon métier de maître d'école, il m'arrive de penser que mes petits élèves sont les adultes de demain. Je dois leur donner le meilleur de moi-même pour leur transmettre les connaissances et les règles essentielles de la vie, pour que demain soit meilleur qu'aujourd'hui...
Bernard Appy



- le très intéressant site de Bernard et Françoise Appy :
http://appy.ecole.free.fr/index.htm



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Posté le 18/01/2006 à 17:42:38 (id:17013)
Colère contre le syndicat des instituteurs (Michel Renard)
Colère contre le syndicat des instituteurs (Michel Renard)





Colère contre le syndicat des instituteurs

le syndicat des instituteurs
au secours des fourriers de l'illettrisme...!

Michel RENARD



Mesdames, messieurs les dirigeants du SNUipp-FSU (Syndicat National Unitaire des Instituteurs et Professeurs des Ecoles),

(je ne dis plus "chers collègues" car vous êtes passés dans le camp de ceux qui s'acharnent depuis plus de trente ans à détruire une école que, depuis également plus de trente ans, je défends : l'école de la culture)

Ah...! Bravo votre pétition du 2 janvier sur la lecture... Quand je pense que j'ai voté pendant des années pour le SNES-FSU aux élections professionnelles... et que je vous vois aujourd'hui servir de bouclier à tous les fourriers de l'illettrisme, tous les Charmeux (!!), Meirieu, Goigoux et Cie, toute la camarilla pédagogiste des ICEM, IUFM, "Cahiers pédagogiques" et autres spécialistes en "sciences de l'éducation" qui sont tout sauf des sciences, je me demande ce qui vous reste d'attachement à l'école de la République et de la culture.

Votre bilan est désastreux. Je l'ai mesuré en 25 ans d'activité, du collège à l'université, en Seine-Saint-Denis. Vos statistiques ("4% d'élèves ne savent pas déchiffrer à l'entrée en 6ème") sont dignes du Gosplan et du mensonge soviétique. Vous devriez avoir honte de camoufler la réalité avec un tel cynisme... Mais il y a longtemps que vous l'avez quittée cette réalité.

Vous défendez un misérable petit pouvoir (les programmes de 2002 à la rédaction desquels vous avez contribué), alors que c'est le savoir et la culture qu'il faut défendre contre les Diaforus de l'obscurantisme pédagogiste et contre les visées libérales qui veulent "marchandiser" une école au rabais formant des consommateurs passifs et non-critiques.

Bel aveu tout de même : "l'apprentissage de la lecture se poursuit au cours de l'école élémentaire et n'est pas achevé au début du collège"...!! À quoi donc ont servi ces 5 années d'école primaire si l'apprentissage, le simple "apprentissage"..., de la lecture n'y a pas été effectué...???

Je remercie, une fois de plus, mes institutrices et instituteurs qui m'ont appris à lire, à écrire, à compter, qui, chaque jour, nous ont fait lire, fait faire des dictées, des rédactions, de la grammaire, de la conjugaison, de la récitation, qui m'ont donné l'amour de l'école, de l'effort, des humanités, et je vous assure de ma profonde détermination à contrecarrer vos trahisons de cet idéal républicain.

Michel Renard, professeur d'Histoire au lycée de Saint-Chamond (Loire)
fils d'instituteur et d'institutrice
et arrière arrière-petit-fils de Charles Robert, instituteur communal
à Rom dans les Deux-Sèvres en 1840.



- le texte de la pétition du syndicat des instituteurs pour le maintien du désastreux statu quo en matière d'apprentissage de la lecture : http://www.snuipp.fr/article3019.html



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Posté le 12/01/2006 à 19:22:49 (id:15887)
de Robien a déclaré la guerre...! Profs bivalents au collège
de Robien a déclaré la guerre...! Profs bivalents au collège
Gilles de Robien ne sait pas compter... un professeur d'histoire-Géographie,
étant déjà bivalent, deviendrait... trivalent...!





Revoilà la "primarisation" du Collège...! Très mauvais exemple brandi par le ministre : le cas de l'Histoire-Géographie. Il faut, en effet, de nombreuses années avant qu'un professeur acquiert la culture nécessaire à l'enseignement des deux disciplines qui, de toute façon, ne sont jamais transmises avec la même compétence selon que le professeur est historien ou géographe de formation. Il doit certainement en aller de même avec la physique-chimie, et avec les sciences de la vie et de la terre (biologie et géologie)... En tout cas, de Robien ne sait visiblement pas compter... puisque ces professeurs, qui sont déjà "bivalents", deviendraient alors trivalents...!
Michel Renard




Les profs bivalents réservés au Collège

Gilles de Robien a exclu d'étendre l'enseignement de deux matières aux enseignants de lycées, revenant sur ses propres positions d'il y a deux jours


Gilles de Robien a exclu d'étendre l'enseignement de deux matières aux enseignants de lycées, revenant sur ses propres positions d'il y a deux jours.

Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, souhaite que la bivalence (enseigner deux matières) ne soit réservée qu'aux enseignants du collège. "Je souhaiterais que la 'bivalence' se passe pour les professeurs de collège. Personne ne s'étonne qu'un professeur enseigne l'histoire et la géographie!" a précisé le ministre mardi 10 janvier, sur Canal plus. Il avait pourtant relancé voilà deux jours son souhait d'étendre cette mesure aux enseignants du lycée.
Il a par ailleurs rappelé que 16% des enseignants inscrits au Capes 2006 (le concours de recrutement des enseignants de collèges-lycées) avaient choisi de passer une "mention complémentaire", c'est-à-dire d'avoir une seconde matière qu'ils pourront enseigner.

L'élève sera moins surpris

En sortant du primaire "un enfant passe d'un seul professeur à huit ou neuf profs au collège". Avec la bivalence, "il aura au collège trois ou quatre professeurs, il sera moins surpris car il aura des profs moins nombreux", a dit le ministre.
Il s'agit aussi, selon Gilles de Robien, d'une "simplification pour les enseignants dans leurs affectations".

"Ils auront un choix de plus (dans leur nomination) et donc ce sera un confort de plus. Cela donne de la souplesse pour les effectifs", a-t-il ajouté.
Le principal syndicat des enseignants des collèges-lycées, le Snes-FSU, a jugé lundi "très négative" la bivalence des enseignants tandis que le SE-Unsa a dénoncé une mesure "gestionnaire d'économie".

Le NouvelObs.com, 10 janvier 2006



- source de cet article :
http://permanent.nouvel...e/20060110.OBS1530.html



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Posté le 11/01/2006 à 02:21:34 (id:15562)
Réponse au rédacteur en chef des "Cahiers-pédagogiques" (Michel Renard)
Réponse au rédacteur en chef des
Pour que Victor Hugo "parle" aux lycéens d'aujourd'hui,
encore aurait-il fallu ne pas sacrifier l'apprentissage
de la langue française et des humanités...!




Réponse à Pierre Madiot,
rédacteur en chef des "Cahiers-pédagogiques"

Michel RENARD



Monsieur

Dans votre laborieuse tentative de défendre ce qui a échoué (la "pédagogie variée et différenciée")*, je ne retiens qu'une affirmation qui montre que vous avez renoncé à toute définition exigeante des finalités de l'école.

Vous écrivez :
- "un texte du XIXe siècle parle peu à des élèves de seconde et (...) cette difficulté augmente aussi vite que se creuse l'écart entre Alphonse Daudet et les nouvelles générations".

Quelle découverte...! Mais quelle est donc la mission de l'école sinon de travailler à réduire cet écart ? Il n'est pas surprenant qu'un texte du XIXe siècle "parle peu" à des élèves de Seconde... surtout, quand les horaires de l'enseignement du Français ont diminué de moitié en l'espace de trente ans.

Et que tout a été fait pour priver les élèves des méthodes intellectuelles (parmi lesquelles la mémorisation, l'apprentissage explicite de la grammaire, de la conjugaison et de l'orthographe...) et des références culturelles permettant d'accéder aux "humanités".

Le rôle d'une école de la culture, qui s'oppose aux capitulations programmées par "l'école de la pédagogie", est précisément de parvenir à ce que les textes du XIXe siècle "parlent" aux élèves du collège et du lycée. Si vous refusez cet horizon culturel, continuez à faire de la pédagogie si cela vous chante, mais veillez à en préserver l'école...!

Michel Renard, professeur d'Histoire
au lycée de Saint-Chamond (Loire),
après avoir enseigné pendant 25 ans en Seine-Saint-Denis
et combattu tout aussi longtemps les horreurs du pédagogisme



* texte de Pierre Madiot :
http://www.cahiers-peda...recherche=pierre+madiot

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Posté le 10/01/2006 à 17:41:39 (id:15495)
Nous rentrions heureux de ces classes promenade (Georges Lopez)
Nous rentrions heureux de ces classes promenade (Georges Lopez)
Pyrénées-Orientales



Nous rentrions heureux de ces classes promenades

Georges LOPEZ



Nous rentrions heureux de ces classes promenades qui n'étaient que promenades récompenses. Combien de fois l'avons-nous entendu ! «Si tout le monde travaille bien, nous sortirons samedi après-midi». C'était à l'époque des trente heures !
De ces escapades je rapportais toujours une plante, une fleur, une feuille morte, un caillou mystérieux et unique par les veines qui l'ornaient, un bout de bois étrangement humain ou bien un insecte desséché que j'aurais voulu voir ressusciter dans mes mains.
Sur le chemin du retour, nous entonnions les chansons apprises en classe et, de «Gentil coquelicot» à «Colchiques dans les prés» en passant par le sempiternel «Il était un petit navire», nous épuisions notre répertoire en évitant soigneusement «La Marseillaise». Il arrivait parfois que du fond de la colonne qui s'étirait sur la route nous parviennent les accents d'une chanson grivoise habituellement chantée en catalan et donc doublement interdite à l'école. Emportés par le désir de transgresser la règle, les derniers en oubliaient la prudence. Ceux qui, en tête, côtoyaient les maîtresses, effrayés à l'idée d'une punition collective, s'empressaient de chuchoter un «taisez-vous» suivi du «faites passer» de circonstance. Je crois surtout que nos institutrices faisaient semblant de ne pas entendre, tout bonnement parce que nous n'étions pas dans l'enceinte de l'école. Par contre, nous étions bien prévenus : en cas de visite inopinée de l'inspecteur, ne prononcer aucun mot en catalan.

Ces visites d'inspection, on se demande pourquoi, nous procuraient une certaine peur. Peut-être la maîtresse elle-même nous transmettait-elle sa propre angoisse ? En fait, ce personnage était pour nous un intrus, celui qui s'invite quand bon lui semble. Droit comme un «i», d'allure plutôt sévère dans son costume sombre, il semblait nous regarder individuellement derrière ses petites lunettes. Au fond, à le voir déambuler parmi nous, de rangée en rangée, montant et descendant, s'arrêtant de temps à autre pour feuilleter un cahier, nous avions l'impression qu'il était venu pour nous. Aussi, penchés sur nos pages, silencieux, nous faisions chanter nos plumes Sergent-major. Pas question d'interpeller un voisin ou de se retourner. Seul, un regard lancé à la dérobée au plus proche camarade, les yeux écarquillés comme pour dire : «Attention !»

Morale : «L'amour du travail bien fait». Écriture ; les pleins et les déliés de la lettre «F». Lecture : «Au jardin du Luxembourg». Calcul : l'addition et la multiplication des nombres à virgule. Les leçons et les exercices se succédaient dans un silence royal. Venaient ensuite la récitation et le chant. Mme Adroguer choisissait les élèves qui diraient les textes appris à ce jour. Je me revois encore tout près de l'estrade récitant «Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, / Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. / J'irai par la forêt, j'irai par la montagne / Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.» J'aimais ces vers de Victor Hugo. Je me les répétais souvent entre la maison et l'école et chaque fois ma pensée s'évadait vers Edmée, bien vivante, elle, en détachant bien : «Je sais que tu m'attends». Ce jour-là, la présence de l'inspecteur aurait dû m'intimider, me paralyser même. Il n'en fut rien car je dis le texte les yeux rivés sur l'objet de ma passion.

Georges Lopez, Les petits cailloux. Mémoires d'un instituteur, Stock, septembre 2005, p. 60-62.



- le livre de Georges Lopez :
http://www.amazon.fr/ex...280/402-1932439-0716118

- un ecritique des Petits cailloux. Mémoires d'un instituteur :
http://www.marianne-en-...ocument_selection.phtml


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Posté le 01/01/2006 à 03:00:42 (id:13611)
Il n'est nul besoin d'autre livre que du syllabaire au CP (Instructions Officielles, 1923)
Il n'est nul besoin  d'autre livre que du syllabaire au CP (Instructions Officielles, 1923)
les deux premières pages de la
Méthode Boscher ou la Journée des Tout Petits, rééd. Belin, 1984



Il n'est nul besoin d'autre livre
que du syllabaire au CP


Instructions Officielles, 1923



"Il n'est nul besoin dans les sections enfantines d'autre livre que du syllabaire... Au CP, l'enfant prend possession de l'instrument sans lequel il ne pourrait acquérir aucune autre connaissance : il apprend à lire. les autres exercices auxquels on le soumet n'ont d'autre but que d'entretenir les bonnes habitudes physiques, intellectuelles et morales qu'il a contractées à l'école maternelle. Mais l'enseignement essentiel à cet âge, c'est la lecture ; le cours préparatoire est, avant tout, un cours de lecture...".

Telles sont les précisions que nous donnent les Instructions Officielles de 1923 relatives aux programmes des Écoles primaires élémentaires.

La Méthode Boscher répond à cette conception ; si elle est à la fois une méthode de lecteure et d'orthographe, d'écriture et de dessin, ainsi qu'une méthode de calcul et un recueil d'exercices d'élocution et de langage, elle est avant tout, une méthode de lecture rattachant tous les exercices à la leçon de lecture, centre d'intérêt de la Journée.

La Méthode Boscher est une méthode syllabique, complète, n'éludant aucune difficulté. Elle présente, entre autres avantages, ceux d'apprendre vite à lire, "de renforcer la mémoire visuelle par l'attention accordée à chaque élément des mots et par conséquent de donner à l'orthographe une base solide. Étabt donné que dans la langue française la part de conventionnel orthographique est assez grande, il est bon que nous ne reculions pas trop longtemps cet effort de mémoire visuelle par lequel s'acquiert l'orthographe d'usage" (M. Maucourant, La première étape, éd. Nathan).

Bien que fidèle, pour les raisons ci-dessus, aux principes de la méthode syllabique, la Méthode Boscher est assez souple pour permettre l'emploi des procédés actifs, que l'on croit parfois réservés auw seules méthodes mixtes ou globales.
(...)
Préface à La Méthode Boscher ou la Journée des Tout Petits, éd. Belin
M. Boscher, instituteur
V. Boscher, institutrice,
J. Chapron, instituteur
M. J. Carré
M. F. Garnier, illustrateur



- se procurer la Méthode Boscher, ou la Journée des Tout Petits :
http://www.amazon.fr/ex...390/402-4988201-8094559
http://www.fnac.com/She...=1&OriginClick=Yes&TTL=

- se procurer le cahier d'exercice :
http://www.alapage.com/...7/?donnee_appel=ALAPAGE

- discussion sur l'apprentissage de la lecture par la Méthode Boscher :
http://www.sauv.net/mondeduc200504.php

- le site de l'enseignement de la lecture et de l'écriture :
http://www.lire-ecrire....ETHODE-BOSCHER_a23.html


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Posté le 24/12/2005 à 18:26:48 (id:12825)
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